ACTE V, SCENE XL
de mon cercueil. Il a tellement horreur d'être avec vous dans la vie , qu'il me suit , moi , dans la tombe, où nous reposerons ensemble, mariés par la mort.
GERTRUDE
Ferdinand !... Ah mon Dieu ! à quel prix suis-je sauvée?
Mais malheureuse enfant, pourquoi meurs-tu? ne suis-je pas, ai-je cessé un seul instant d'être un bon père? On dit que c'est moi qui suis coupable...
FELDINAND.
Oui, général. Et c'est moi seul qui peux vous donnei le mot de cette fatale énigme , et qui vous expliquerai comment vous êtes coupable.
LE GÉNÉRAL
Vous, Ferdinand, vous à qui j'offrais ma fille, et qui l'aimiez. .•
FERDINAND
Je m'appelle Ferdinand, comte de Marcandal, fils du général Marcandal... Comprenez-vous?
LE GÉNÉRAL
Ah ! fils de traître, tu ne pouvais apporter sous mon toit que mort et trahison !... Défends-toi !
FERDINAND
Vousbattrez-vous, général, contre un mort? (72 tombe.) gertrude s'élance vers Ferdinand en jetant un cri. Oh ! (Elle recule devant le Général, qui s'avance vers sa fille, puis elle tire un flacon qu'elle jette aussitôt.) Oh ! non, je me condamne à vivre pour ce pauvre vieillard ! (Le Général sagenouille près de sa fille morte.) Docteur, que fait-il ?.... perdt ait-il la raison?...
le général, bégayant comme un homme qui ne peut trouver les mots.
Je je je
LE DOCTEUR
Général, que faites vous ?
Je... je cherche à dire des prières pour ma fille!... (Le rideau tombe.)