‹ La marchande du temple drame en cinq actesChapitre 7 sur 55 · LE MÉDECIN, TIMOTHÉE, M»« GÉRARD · texte numérisé non relu

LE MÉDECIN, TIMOTHÉE, M»« GÉRARD

RICCOMORO. NATHALIE.

tpiotiikb. au médecin. C’est lut !

le MÉnrcix. Qui, lui?..* timotuée. Eh bien, l'humo» jaune, d'il > a trois ans.

ic méiikci*. Ah! diable !...

TiuoTuiH. Vous ne le connaisse! dune pas ?

i.k médbcir. Moi? je ne l'ai jamais vu.

TtMoTUÉR, à part. C’est drille !. .

M* e gêrard. Voua désirez voir mnnsU >r Gérord, monsieur ?

niccouono. Oui, madame.

**• Gérard. Votre nom, s'il vous plaii ?

• riccomoro. Rireomoro.

u"* opium», après avoir jeté un regard défiant sur le médecin qui reste impassible. Vous êtes déjà venu id ?

riccomoro II y a trois ans, oui, madame. C'était a pareille époque.

m"* Gérard, uwr effort. Je vous reconnais. fA port.) Je tremble. (Uaut.) Monsieur Gérard est malade, bien malade, monsieur; il lui est défendu de recevoir personne... mais je suis sa lcrnine et je h remplace. Rites ce que vous osez à dire.

Mcntdtan. Vous vous trompez, madame ; pour ce qui m'amène, personne ne remplace personne, et monsieur Gérard serait mort, que je parlerais à ton cadavre. Veuillez doue me conduire prés de votre mari. Ce sera l'affaire d’un moment. Les grandes choses se font vite. On perd un homme avec un mot ; on peut aussi sauver un homme aver un mot, je sais cela: Voyons, madame, je ne peut pas attendre.

M m ° >.muri>. Monsieur, si j'ai bonne mémoire, votre présence a déjà été funeste à mon mari. Depuis cette entrevue maudite, il est devenu méconnaissable; sa vie n'a plus été qu'une nuit sombre. Que lui apportez-vous, aujourd'hui encore f Je suis la gardienne de ses derniers jours ; la défiance de ce qui cherche à l'approcher rsl mon devoir et mon droit! Il y n trois ans, je vous dis, que vous creusez la fosse de monsieur Gérard : venez-vous pour l'y précipiter?

RiccouoRO. Je ne sais pas. madame. Les douleurs d autrui me sont indifférentes. On m'a payé pour venir chez vous, et je viens. Vos biles sont Id, n'est ce pas ?

M"* Gérard. Oui. en voici une. Pourquoi ?

miccomoro. C'est qu'il faut qu’elles soient présentes, et vous aussi, quand je parlerai à monsieur Gérard.

i.r uénirn, bat à M mr Gérard. Empêchez ce malheureux de voir votre mari, madame! A tout pris, eropèehez-te.

m" girard. Voyons, monsieur, que demandez-vous?... Car enfin je suis bien quelque choie Ici!

riccomoro. Ah! j'oubliais... Connaissez-vous • u un médecin espagnol? le docteur Hernandez ?

■ lavex-vous vu T

Ut uàtuciv. C'est moi. Que lui toulci-vuus'* .. nircoMORO. Je vous salue, monsieur, et suis aise de voU» rencontrer. Mes instructions portent que vous entendrai aussi mes paroles a monsieur Gérard. Je vous ai vainement cher» hé hier

ci attendu chez vous jusqu'à minuit. Main louant jiious pouvons entrer, n'est-re pas. rna-lati.o i.k mrobcis. MuntiVur Gnard ne peut voir personne; on vous l'a déjà dit.

RiccoMORo. Celte maison est singulière, assurément! Go n'est jamais la personne n qui vous parlez qui vous répond... Muis pardon .. la chambre du maître e*t là, je suppose.,, (ff va pour sortir par te fond.)

M“* Gérard, se précipitant sur lui. Monsieur, vous ne passerez pas le seuil Je cette porte.

timotiike. AciiftxruM Riccomoro. Dites donc, vous, homme de cuivre! v-t-ce qu'on ne sait pas mieux vivre que cela au pays des oranges?

nnxovioRn. Madame, voilà de’ l'enfantillage. (A Timo'ht'e.’, ,Mon pauvre petit vieux, vous avez tort de vous mêler de mes ail aires ; vous me forcerez à vous faire du mal, si vous continuez. . Il se dégage.)

riwoTiiFA. Ali! oui! c'en rsl, du cuivre I En voila une poigne! Comment donc faire, Dieu de Dieu!...

m*» gi.i;ari>. Miri-rablc!

t s uédkcix. Le médecin est maitre où il y a quelqu'un qui souffre. Iliromoro. le vuapo de l.i* bonne! nu nom de monsieur Raymond, je vous ordonne de sortir'. iJIiceomuru rcatle.)

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