‹ La Marche au socialismeChapitre 44 sur 58 · GS · texte numérisé non relu

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Socialisation des Banques

Fous les capitaux disponibles des industriels, des commerçants et des cultivateurs, toutes Îles petites épargnes, tou£t l'argent que leurs détenteurs ne peuvent pas momentanément employer, se déverse dans les banques. Ainsi les banques disposent constamment de quantités énormes d'argent déposé et celle situation leur donne un pouvoir formidable dans fa so- Giété. Dans les décades qui ont immédiatement précédé la guerre, les banques ont soumis à leur domination toute la grande industrie: au-dessus des induüustriels, trônait comme son seigneur le capital financier. Quiconque considérait alors la socialisation de lindusirié, pouvait croire avec raison que le meilleur moyen de la commencer, c'était la socialisation des banques. Car si la société se rendait maîtresse des banques, elle déviendrait par 1à même maîtresse de l'industrie. Maïs la guerre à radicalement changé la fonction économique des banques. Au cours de la guerre, les banques sont devenues à un tel point des instruments de crédit de l'Etat, que cette fonction a fait céder toutes les autres devant elle. À proprement parler, elles n’ont été pendant la guerre que des offices de réquisition de ladministration militaire, chargées du soin de requérir le dernier centime disponible en vue de la conduite de la guerre. I] s'ensuit que la plus grande partie de l'actif des banques consiste maintenant en créances sur l'Etat et en prêts sur des obligations de l'Etat. Aussi la socialisation des banques

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