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Les grands bouleversements sociaux sont eue accompagtiés de bouleversements dans le budget de l'Etat.
La caractéristique de l'Etat féodal était qu'il donnait la terre en fief à ses serviteurs pour les rémunérer de leurs services, La caractéristique de FEtai capitaliste est qu'il lève des impôts en argent et avec te produit paye ses inst a de dominatiofi : : l’armée ef la bureaucratie. La communauté socialiste de l'avenir ne fournira plus à ses besoïn par le produit d'impôts en argent, mais par celui des entreprises
socialisées. Mais pendant que l'impôt perdra peu à
peu som importance en tant ee source normale des revenus de lPEtat, il en a a une dautant plus
grande comme instrument rév ts onnaire dans la
répartition socialiste ‘des ie et des revenus.
C'est justement parce Le l'Etat ne pourra plus subvenir à son budget par le produit dies impôts, Mais par les bénéfices des entreprises socialisées qu 1] lui faut obtenir le moyen, par de gros impôts sur le capital d'acquérir et de socialiser ces entreprises, et par des impôt sur les revenus non acquis par le travail, le moyen de se dégager dés charges de Ia
dette de guerre. Ainsi la fonction de d'impôt est com- - plètement modifiée : de moyen qu'il était pour cou- * vrir les dépenses normales de l’Etlt et pour subvenir
aux exigences de sa dénomination, il Se transforme en
moyen d'expropriation des RS
L'Etat capitaliste lève sur les masses populaires
des impôts de consommation rat . il en ap-
plique le produit à payer des rentes aux créanciers de l'Etat ;: par les impôts indirects, il exproprie les
- masses populaires au profit du capital, La Société - socialiste future suivra justement la route inverse.
En chargeant les fortunes d'impôts sur le capital et
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nt si ciaux les revenus non acquis par le travail, et en =? Ro employant leurs produits à transférer le sol et les re moyens de production dans la propriété de La collec Æ — tivité, elle expropriera le capital au profit des +
ère masses qui travaillent. Les impôts, qui étaient jJus- AR RÉ r- qu’ici un moyen d'exproprier le peuple en faveur des LS capitalistes, seront désormais le moyen d'exproprier + les capitalistes au profit du peuple. +.
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+ Les conditions de la socialisation Dans cette série d’exposés, nous avons essayé de nous faire une idée générale des mesures qui doivent | ) être prises pour accomplir la grande révolution socia-
? liste avec méthode et efficacité, dans l'intérêt de la …—. collectivité, et sans trouble pour la production. Nous devons terminer en montrant quelles conditions doivent être remplies pour que la longue chaîne des diverses réformes à exécuter puisse enfin se dérouler. + I va de soi que la première condition est Ia paix. À Aucune des mesures que nous avons exposées n est
À possible tant que nous vivrons en état de guerre, + tant que nos frontières ne sont pas fixées, tant que . la mer n’est pas libre. C'est ainsi, par exemple, que nous ne pouvons pas exécuter l'impôt sur le capital, È +? tant que nous ne savons pas quels territoires appar- Es = +? tiendront à notre Etat, tant que des parties impor- = + tantes du territoire de notre Etat sont occupées par 4
+? les troupes étrangères, tant que le partage des em-
= © prunts de guerre entre les différents nouveaux Etats
n’est pas encore réglé. Nous ne sommes pas libres de | réformer notre constitution sociale à notre volonté, | À? d'une manière indépendante des classes dominantes
+} des pays de l'Entente, tant que nous ne pouvons par
+? payer les vivres et le charbon avec les produits de
+ motre travail, mais ne pouvons les recevoir quà
— © crédit des mains du vainqueur. Il nous faut. d’abord
E avoir la paix, il faut d'abord que limportation des
matières premières et des vivres redevienne libre,
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