‹ La Maremme toscane; souvenirs de voyageChapitre 31 sur 35 · REVUE MUSICALE · texte numérisé non relu

REVUE MUSICALE

LALLA-ROUKH, or. M. FBI.ICIBN DAVID.

Le théâtre de l'Opéra-Comique a donné, le 12 mai, une représentation des plus piquantes. Avec un nouvel ouvrage en deux actes de M. Félicien David, iMla-Roukli, on a repris un vieux et charmant petit chef-d'œuvre de Monsigny, Rose et Colas, qui remonte à l'année 1764. Pour les connaisseurs comme pour tout le monde, c'était une idée ingénieuse de faire entendre dans la m^me soirée, à côté d'une œuvre toute moderne, un vieux radotage de nos pères, comme disent les grands esprits qui traitent le passé du haut de leur superbe ignorance. Nous l'avons die, Rose et -Calas fut représenté pour la première fois le 12 mai 176a au théâtre de la Comédie-Italienne. Monsigny avait alors trente-cinq ans, étant né en 1729 à Fauquemberg dans l'Artois. Ce n'était pas son premier ouvrage, car il avait déjà produit le* Aveux indiscrets, le Maître en hroil ou, le Cadi. On ne s'avise jamais de tout, et le Roi et le Fermier, qui est de 1762; quatre petits opéras en un acte, dont le dernier eut un succès de surprise et d'enchantement. Rose et Colas, le Déserteur, en 1769, et Félix ou l'Enfant trouvé, qui fut son dernier opéra, en 1777,' ont fait à Monsigny une réputation qui durera tant que les hommes seront sensibles à la vérité.

Il est élémentaire dans la critique et dans l'histoire que, 'pour bien juger

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