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LEE LIBÉRATION DES LOBES LATÉRAUX

On commencera en général par le lobe le plus volumineux. Les quatre temps successifs de mobilisation du lobe sont interchangeables ; un seul point est immuable : la dissection de la zone dangereuse consliluera toujours la dernière manœuvre, manœuvre vraiment délicate.

Tout d’abord, on libère le pôle supérieur en pensant au nerf laryngé supérieur qui passe au-dessus. Pour l'éviter, on isole ce pôle de dedans en dehors et de haut en bas. Si c’est nécessaire, on sectionnera le sterno-thyroïdien qui peut gêner. Le pôle isolé, on liera séparément chacune des branches de l'artère thyroïdienne supérieure afin de ménager au maximum leurs collatérales extra-thyroïdiennes et, le cas échéant, l'artère d’une parathyroïde.

La libération du pôle inférieur se fait en liant les vaisseaux strictement au ras du parenchyme et même en les poursuivant dans les sillons qui courent à la surface de la glande, de crainte de troubler l'irrigation de la parathyroïde inférieure.

Dans certains cas faciles on peut passer au lobe opposéssans sectionner l'isthme. Mais cette manœuvre délicate n’est pas sans danger pour la trachée. Aussi, le plus souvent, sectionne-t-on l’isthme en le dégageant de bas en haut. Il ne faut pas dénuder la trachée et respecter soigneusement la lame fibreuse prétrachéale qui protège les branches trachéales du récurrent.

Nous en arrivons ainsi au femps crucial: la zone adhérente qui est encerclée. Là, on fixe les dimensions du moignon et l'on sectionnera le parenchyme en faisant l’hémostase au fur et à mesure. C'est le temps le plus hémorragique.

Les parathyroïdes et le récurrent sont très exposés. Etant donné leur fragilité spéciale, il ne faut jamais chercher à-les découvrir sous prétexte de les ménager. En ne les cherchant pas, on les expose moins au traumatisme et la mince couche de tissu qui les recouvre les séparera avantageusement du tissu cicatriciel.

Dans cette dernière manœuvre, il faut éviter de trop tirer sur le lobe car le récurrent est amarré contre la zone adhérente et il serait ainsi extériorisé et partant dangereusement exposé.

La même technique est utilisée pour le lobe opposé. Il ne faut pas oublier, en terminant, d'enlever la pyramide de Lalouette et les lobes aberrants que l’on recherchera dans la loge thyroïdienne, la région caro-

tidienne et la région sus-sternale.

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