‹ La Mariane, tragédie;Chapitre 92 sur 112 · M. Il s'aproche de Mariane · texte numérisé non relu

M. Il s'aproche de Mariane

970-977. Le Roy commença à s'escrier que Sohemus qui s'estoit monstre fidelle auparauant tant à la personne du Roy qu'à son Royaume, n'eust iamais ouuert la bouche pour descouurir ces choses, s'iln'eust eu quelque accointancc secrette entre sa femme & luy. Iosephe Ant., XV, XI.

Herode.

Ouy, ouy, ie le veux croire, & te faire sentir De cette perfidie vn cuisant repentir.

Mari ANE.

Tu peux m'oster la vie, & non pas l'innocence.

Herode.

Ah! ie suis asseuré de cette ioûissance ; 98s Tu ne te riras plus de m'auoir outragé,

l'en ay receu l'affront, mais l'en seray vangé.

Tu m'as mis dans les fers, ta m'as mis dans la flame.

Tu m'as percé le cœur, tu m'as arraché l'ame,

Mais ne te flate pas de cette vanité, 990 D'auoir fait tant de maux auec impunité ;

La mort pour t'enleuer est desia préparée.

Elle viendra plus tard qu'elle n'est désirée. Et me la proposant pour finir ma langueur, le n'en puis redouter que la seule longueur.

Herode.

995 On verra ta constance au milieu des supplices : Mais voicy ton amour & tes chères délices ; le m'en vay resioûir auec luy de ce pas.

Parlant au Capitaine des Gardes.

Conduy-la dans la tour, & ne la quitte pas.

991. M. est toute préparée — M. Soesme entre îcy. (au v. 995.)

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