SCÈNE XI
CHEVREAU, CLODOMIR, puis GROSEILLON.
CHEVREAU
Je ferai murer la porte. Oh ! un habit, un habit ! mon royaume pour un habit! (Groseillon outre en grande tenue.)
GROSEILLON.
Bonjour, mon cousin !... Ça va bien ?
CHEVREAU, brusquement.
Bonjour !
CROSEILLON.
Je suis allé à la Belle-Jardinière. Pour lors, alors, je leur u (lit : « Me voilà, c’est mon cousin Chevreau qui m’envoie. » CHEVREAU, le regardant et jetant un cri.
Ah!
CROSEILLON. .
Quoi donc, mon cousin?
CHEVREAU
Sauvé !
CLODOMIR; à part.
Compris !
CHEVREAU
Qu’est-ce que tu as, Groseillon ? Tu es malade ?
GROSEILLON.
Mais non, moi je me porte bien.
CHEVREAU, aidé par Clodomir, lui ôriut son habit.
Tu es malade, tu es pâle.
GROSEILLON; en marches de chemise.
Eb, mon habit l Si vous me prenez mon habit, moi je n’en aurai plus, c’est certain.
LA MARIÉE DU MARDI-GRAS
CHEVREAU, lui ôtant son gilet.
Tu as le frisson... 11 grelotte.
GROSEILLON.
J’ai le frisson? ... Ah ! vous me chatouillez !
CHEVREAU
Malheureux, couçhe-toi !
GROSEILLON.
Que je me couche ?
CHEVREAU, aidé par Clodomir, le poussant sur le lit.
Vite, il n’est que temps ! (il ferme le rideau. Les jambes de Groseillon apparaissent en se débattaut. Chevreau lui retire sou pantalou, jette sur le lit son costume de polonais dont il se débarrasse , et passe à la hâte les vêtements neufs de Groseillon.)
GROSEILLON, criant.
Remlez-moi ma culotte ! Je veux ma culotte !
CHEVREAU, qui s’habille.
Veux-tu le taire !
GROSEILLON.
Je veux ma culotte !
CLODOMIR
On va aller vous chercher le médecin.
GROSEILLON.
Non... ma culotte ! je veux ma culotte 1 CHEVREAU, mettant le pantalon.
I J as un mot! Ne bouge pas, ne crie pas, ou tu es mort! Maintenant, le gilet, l’habit... Ah! mes gloves t Victoire ! (il va
ouvrir le cabinet de droite.)