GR0SE1LL0N
Mais je ne fais pas l’imbécile... Vous êtes militaire, vous me dites de m’expliquer... mais je ne le peux point m’expliquer, puisque je ne sais rien.
LE CAPORAL, à scs soldats.
Empoignez-moi cet liomme-là. (ou entoure GroseilUm.) GROSEILLON.
Eh ben, qu’est-ce que c'est? qttui qu’y a?
CHEVREAU
Parbleu! on nous met au violon.
GROSEILLON.
Au violon?... Qu’est-ce que c’est'que cet instrument-là?
CHEVREAU, avec désespoir.
La prison!... Ah ! quelle nuit de noces !
GROSEILLON, prêt à pleurer.
En prison! Oh! c’est mon oncle qui ne dira rien... mais c’est ma tante qui ne va pas être contente !
BÉRÉNICE, à part.
Ils sont séparés, c’est ce que je voulais. (Haut et gaiement.) Allons-y, caporal, en route !
Air de Bataclan.
Tandis qu'au loin l’archet résonne.
Suivons galmeDt le caporal,
, Et pour marcher, que l’on entonne Le fameux air de carnaval :
Bataclan !
Bouracan !
Astrakan !
Ficlistoukan!
Tra, la, la, la, la, la, la, la, la !
(imitation de trompette.)
ENSEMBLE
Bataclan !
Bouracan !
Astrakan !
Ficlistoukan !
(On se remet en marche. — Le rideau bai&.)