BÉRÉNICE, PICHENETTE, LOULOU, GLORINDE, ANITA
BÉRÉNICE, d’un air accable.
Au violon !... bagasse !...
Air du Bataillon de la Moselle.
Le caporal nous a dit : « Bien 1’ bonsoir! »
Sourd A nos cris de jouvencelles.
Un lit de camp devient notre dortoir;
Adieu polkas, valses nouvelles !
V’ià 1' bataillon Des d’moiselles Au violon,
V’ià 1’ bataillon des d’moiselles!
LES FLEU R1STES, avec colère.
Au violon... nous!...
PICHENETTE
La crème des fleuristes parisiennes! •
LOULOU
Des demoiselles vertueuses et rangées!
CLOIUNDE, frappant du pied.
Et une nuit du mardi gras, encore !
LA MARIÉE DD MARDI— C RAS
ANITA
Quand nous espérions nous amuser au bal !
PICHENETTE
Eh bien, c’est gentil !... c’est gracieux!...
BÉRÉNICE
Ce qui me console, c’est que mon infidèle il est pincé avecque nous. Lui faire passer la nuit de ses noces au violon, c’est une vengeance assez carabinée!
PICHENÉTTE.
Ali ! laisse- nous donc tranquilles avec ta vengeance !
LOULOU
C’est toi qui es cause de ce qui nous arrive ! «