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plus grandes connaissances ^ les salaires sont sensiblement moins élevés que sur les vapeurs où « suffit presque un bon coup de balai ».
Que, sur les paquebots, l'armateur fasse un peu moins attention à 5, 10 sh. de plus par mois, pourvu qu'il ait des hommes supérieurs, la chose s'explique aisément : la nature de V emploi joue alors le rôle principal.
En ce qui concerne les vapeurs de moindre importance et les voiliers ordinaires, la situation a une autre cause. Celui qui s'engage sur un voilier peut avoir des connaissances supérieures, mais il les applique dans des circonstances malheureuses, à une industrie vieillie, en une large mesure démodée et peu productive. Si le nombre des voiliers ne diminuait pas, si les armateurs attachaient plus d'importance qu'ils ne le font à la « qualification » de leur équipages, enfin si des éléments étrangers ne venaient pas en grand nombre renforcer et compléter les éléments nationaux, l'écart ne serait pas aussi grand entre les salaires sur les voiliers et sur les vapeurs.
Quiconque lit la littérature anglaise sur la vie du matelot britannique n'y trouve presque aucune trace d'heures supplémentaires. Jack est payé pour faire ce qu'il y a à faire à bord, et tout ce qu'il y a à y faire. De même qu'il n'existe, comme nous le verrons, aucune réglementation officielle des heures de travail, de même on ignore en principe toute rémunération pour les ouvrages extraordinaires. Si quelques compa-
gnies donnent parfois plus qu'elles ne doivent en vertu de leur contrat, il s'agit d'une somme, non que l'équipage peut réclamer, mais que l'armateur lui remet bénévolement.
Constatons l'usage d'accorder un supplément aux matelots, lorsqu'ils aident à charger ou à décharger des marchandises; en particulier, quand ce travail est exécuté entre six heures du soir et six heures du matin ^