II. — La réserve de l'armée navale
Le système actuel de recrutement de l'armée navale a été caractérisé autrefois par lord Brassey
1. Nauticus, Jahrbuch fur Deulschlandsseeinteressen, 1904, p. 162.
2. Report of the Committee on the Mercantile Marine, 1903, t. I, p. 7. — Cf. Frank T. Bullen, The Men of the Merchant Service, p. 279.
3. F. P. Maude et Ch. E. Pollock, Compendiitm of the Laws of Merchant Shipping, 1881, t. I, p. 169.
d' (c efficace mais aussi très coûteux* ». Aujourd'hui, le même auteur dit « les forces permanentes trop larges et la réserve trop mince ^ ». Et telle est l'opinion générale en Angleterre.
Le Naval Service Committee a très bien vu ce qui rend le problème difficile à résoudre : « Un des objets de notre forte marine militaire est de permettre, en temps de guerre, aux navires de commerce de tenir la mer ; la chose serait impossible si un trop grand nombre de matelots et de chauffeurs étaient retirés brusquement de la marine marchande. »
Récemment, les efforts de l'Amirauté ont porté vers l'augmentation de la réserve par l'adjonction d'hommes pris sur les paquebots et les voiliers ^ On peut voir affichée sur les murs, et on lit jusque dans les revues \ la note suivante : « Tout matelot, pêcheur, citoyen anglais, bon sujet, entre dix-huit et trente ans, et à la mer depuis au moins deux ans, peut être enrôlé comme matelot; il jouira dès lors des avantages suivants : il recevra 3 liv. st. 5 sh. par an, deux costumes durant les cinq ans d'engagement et, en temps de service effectif, 2 sh. 9 d. par jour... » Il ne semble pas que cette offre ait paru très alléchante : durant les mois de 1904 où ces dispositions ont été en vigueur, trois mille