‹ La Marne en feuChapitre 21 sur 34 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Teik' l'ut la bataille des Marais de Saint-Gond. A la distance où nous sommes des événements, après la publication des rapports allemands et avec ce que nous savons des rapports français, il est assez aisé de se la représenter dans ses grandes lignes. Mais quelle impression fit-elle sur le moment aux acteurs et aux témoins du drame? Nous en avons évoqué trois : un chef, le général Moussy, commandant par intérim la 17» division; un 'gradé, le sergent Charles Tenlher, du 19« d'infanterie, et un civil, l'instituteur Roland, de Villevenard (Marne^. C'est eux maintenant qui vont parler ou plutôt leurs carnets de campagne, encore inédits et que nous publions dans létat même où ils nous sont parvenus. Kt il est vrai que le style en est quelquefois télégraphique. Mais, si sommaire, haché, trépidant, que ce style a de vie, d'humour, de liberté, et quelle émotion poignante, çù et là, s'en dégage ! Et. aussi, comme les plus grands événements, vus, dirait-on, par le gros bout de la lorgnette, y tiennent peu de place, se réduisent, s'amenuisent presque jusqu'à l'insignifiance! On en jugera par les feuillets qui suivent et qui sont détachés du carnet de l'héroique Moussy.

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