‹ La marquise de Montalle: comédie en cinq actesChapitre 3 sur 106 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FRONTm, LISETTE ««»«//«.

FRONTIN , regardant à sa montre.

Il est midi. Diable ! je me suÎ3 oublié dans ce petit cabaret; j'ai beau faire un détour pour ne plus passer de ce côté, je ne sais par quelle fatalité je m'y retrouve toujours. Il semble que toutes les rues de Paris y aboutissent. Heureusement mon maître n'est pas encore ici. Acquittons-nous de ma commission : Lisette. ! Lisette !

LISETTE

Oh ! oh ! M. Fambassadeur , vous arrivez tard aujourd'hui !.. M- de Florville est donc bien occupé?

FRONTIN

Occupé ? et de quoi , si ce n'est de ta belle maîtresse ? Dès sept heures du matin ^ il avait griffonné ce bel ouvrage.

( Il lui remet une lettre. ) LISETTE, en prenant la lettre.

Et depuis sept heures et demie , tu es en chemin ; il y a si loin de la place Vendôme à la rue du Mont-Blanc?

FRONTIN

Nbu) mais. • .

LISETTE

Mais il y a des cabarets sur la route , et l'on a soif quelquefois ! . •

FRONTIN

L'on a soif?. . que le ciel. . . Tiens ! . . vois !

LISETTE

Ne m'approche pas , tu sens le vin d'une lieue.

Prévention ! . . Mais ta maîtresse se décide-t-elle bientôt à épouser mon maître ?

LISETTE

Elle ne m'a pas mis dans sa confidence.

FRONTIN

C'est un joli garçon que M. le chevalier de Florville. 11 commence à se former depuis que je suis à son service.

LISETTE

Il est certain qu'avec un Mentor aussi respectable^ il doit devenir un sujet accompli.

FRONTIN

Il a besoin encore d'être dégourdi. Toujours soupirant, roucoulant 9 il aime comme un vrai berger d^Arca-

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