ACTE n, SCÈNE X
FLORVILLE , tans faire Attention à ce que dit Frontin.
Femme adorée ! ton cœur t'a retenu auprès de quelque ttialheureux !
FRONTJN.
C'est deviner juste.
FLORVILLE
Mais pendant que tu secoures l'infox'tune, ton amant ^ ton époux soufiPre mille morts.
FRONTIN
Ton amant , ton époux , ventrebjeu ! j'étoufie !
FLORVILLE
Frontin ) est-elle ici ? Va, dis-lui que je soupire, que
je meurs. . .
FRONTIN
Monsieur, nç soupirez plus, et ne mourez pas 3 croyezïnoi , délogeons de céans pour n'y plus remettre les pieds.
FLORVILLE
Que dis-tu là , Froniio ?
Je parle sagement , nous sommes ici dans une caverne.
FLORVILLE
T'expliqueras-tu ?
FRONTIN
Eh bien ! votre divine Eugénie , non contente de secourir les malades, veut aussi convertir les pécheurs.
FLORVILLE
Que signifie ce langage ?
FRONTIN
11 signifie , Monsieur , que ce n'est pas pour rien qu'où nous envoie courir les chanips , et que pendant ce tems on r.eçoit des visites.
44 l'A MARQUISE PE MONT ALLE.
FLORVILLE
Et de qui ? i
FRONTIN
Jfi vous le donne en cent, en mille.
Parleras-tu donc enfin?
FRONTIN
Du chevalier de Qarasse.
FLORVILLE
Du chevalier de Clarasse !
FRONTIN
Pas davantage! 6 divine Eugénie ! ton amant , t
ëpoux !..
'^ FLORVILLE
Du chevalier de Qarasse !
FRONTIN
Va, dis-lui que je soupire, que je meurs.
FLORVILLE
Misérable ! tu m'en imposées.
FRONTIN
Mais quand je vous dis que je l'ai vu.
FLORVILLE
Cela n'est pas possible.
FRONTIN
II faut avoir la tète bien dure , Monsieur 5 baltez-moi p
tuez-moi , je n'en démordrai pas.
Grand Dieu !
FRONTIN
Monsieur , nous sommes tombés entre les mains des deux
plus rusées friponnes.
FLORVILLE
Malheureux !
FRONTIN
C'est une vérité.
FLORVILLE
Détestable calomniateur ! quel démon envieux t'a payé pour outrager l'innocence ?