ACTE III, SCENE XI. 8l
FRONXIN.
Comment^ monsieur^ vous n'êtes pas brouillé avec ladame la Marquise?
FLORVILLE
Commeut brouillé ? Il est vrai qu'après ma conduite ^dicule, je ne méritais pas qu^elle me pardonnât!
FRONTIN
Qu'elle vous pardonnât ?
FLORVILLE
Sans doute.
Gomment y Monsieur y Madame la Marquise vous a pardonné!,
FLORVILLE
Oui, te dîs-je,
FRONTIN
ah! monsieur, monsieur, permettez-moi une fois de >^ous parler francheinent. N'ctes-vous pas honteux de vous laisser ainsi mener comme un enfant , lorsque vous avez ^ujet de. . .lorsqu'enfîn vous avez vu de vos yeux. , .c'est ^ vous que l'on pardonne.
FLORVILLE
M. Frontin, voulez-vous rester avec moi?
FRONTIN
Oui, Monsieur , certainement; vous êtes uji si bon maître.
FLORVILLE
Souvenez- VOUS donc bien que si vous vous avisez encore de calomnier madame la Marquise , je vous chasse.
FRONTIN
Mais, Monsieur, au nom du ciel, daignez tenir un moment les yeux ouverts.
6^ LA MAÎlC^tJlSE DE MONTALLE.
FLORVILLE
Frontîn , je vous le répète, je vous cbasse si vou8 dites un mot de plus ; et personne au monde , la marquise ellemême , ne pourrait obtenir votre grâce,
LAFLEUR
Madame la marquise attend M. le Chevalier.
FLORVILLE
Je cours la rejoindre.