‹ La marquise de Montalle: comédie en cinq actesChapitre 9 sur 106 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

FLORVILLE, FRONTIN

FLORVILLE

As-tu remis ma lettre ?

FRONTIN

Oui, Monsieur; comme vous m'avez dît qu'elle était {tressée ^ je n'ai pas perdu une minute.

FLOR VILLE

Quel air pur et suave on respire dans cette maison ! il semble que la vertu embeUisse tout ce qui l'entoure I 6 divine Eugénie, ôie modèle de toutes les femmes !

FRONTIN , à part.

Ah ! nous y voilà , ô divine Eugénie ! ô le modèle ! ! ! Corbleu, que les amoureux sont ennuyeux !

Quand viendra le jour où je pourrai te dire à tout

instant : je t'aime , je t'adore !

FRONTIN , à pan.

Miséricorde ! quand mon maître commence son ramage sentimental , je n'y tiens plus j s'il savait combien cela m'agace les nerfs ! . .

FLORVILLE

Frontîn, je vais la voir, conçois-tu mon bonheur?

FRONTIN

Ouï, Monsieur, je conçois cela certainement.

FLORVILLE

Ah ! Frontîn , tu ne peux le concevoir. ,

FRONTIN

Je vous demande pardon, Monsieur, je conçois cela ^rès-bieu.

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