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ACTE II. SCÈ5E III

LE SOLDAT

En plein jour !

CONGRIOy montrant la rue où les passants sont devenus de plus en plus rares.

Et les jeux! C'est l'heure. Le quartier Se vide. Vois plutôt. Le peuple tout entier Est là-bas... Un spectacle, aussi, pas ordinaire, Songe donc! Lucceia, la mime centenaire.

Reprend le rôle qu'à vingt ans elle y dansa.

LE SOLDAT

Quel?

CO?îGRIO ,

Pasiphaé! Nue! Et tu veux manquer ça?

LE SOLDAT et LA PA?îTHÈRE, qui lui prend le bras.

Mais non!

BUCCO.

Ni moi!

RUFUS

Ni moi!

CONGRIO.

Dépêchez donc! Qu'on ferme!

(Ils mettent dans du pain les nourritures qui leur restent, finissent le vin, et s*en vont les uns après les autres, tandis que Gongrio aide Labrax à poser les derniers volets, de façon que dans un instant il ne demeure plus d'ouverture que la porte.)

PSTLLIUM, à Congrio et à Labrax.

Clavetez les barreaux, n'est-ce pas? Tous! Et ferme! Quand Suburre est déserte et sans gardes urbains, Il fait bon mettre les targettes à corbins.

CONGRIO.

Ne crains rien. Les corbins sont neufs ; les ais, en chêne.

(Poussant dehors les derniers buveurs.)

Houp !

PSYLLIUM, à Gongrio.

Amuse-toi bien !

CONGRIO, du seuil, avant de disparaître dans la rue.

Oui, va!

PSYLLIUM, à Labrax qui ramène le battant de la porte.

Boucle la chaîne.

(11 s'apprête à la boucler ; puis, en se grattant la tête.)

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