ACTE II. SGÇNE IV
SERGIUS
Oui.
TRULLA.
Comment?
SERGIUS
Tu me lasses.
Laisse- moi prier.
MURRHINA, d'une voix dolente et lointaine.
Mortl Mort! Comme il serait grand!
Mort!
TRULLA.
Voilà sa folie encor qui la reprend.
(Elle vient s'asseoir sur les marches, au-dessus de Murrhina accroupiie par terre.)
MURRHINA.
Mort! Mort!
TRULLA, lui caressant la tète.
N'y pense plus.
MURRHINA, se serrant contre les genoux de TruUa.
J*ai peur.
TRULLA, lui tapotant la joue.
Tun*es pas seule.
(Elle appuie sur ses genoux la tète de Murrhina.)
Viens! Je vais te bercer sur un vieil air d'aïeule.
MURRHI?ÎA, relevant la tête, inquiète.
Johannès n'est pas là?
TRULLA.
Patience! On l'attend.
(Elle repose sur ses genoux la tète de la folle, lui ferme les yeux, la câline, la berce, et passe insensiblement de la parole au cbant après le vers qui suit.)
Ferme tes yeux. Ne dis plus rien. Dors un instant.
(Elle chante.)
Sommeil, ami fidèle Aux noirs soucis des cœurs las, Emporte-la d'un grand coup d'aile Où vit l'enfant perdu, là-bas!
Dis-lui qu'il est près d'elle Et que l'amour ne meurt pas.
Caresse-la d'un lent coup d'aile Avec des mots tout doux tout bas.
(Pendant qu'elle a endormi ainsi la folle, d*une voix devenue un vague murmure à la fin du second couplet, Psyllium a quitté son comptoir, et Técoute, accoudée à la balustrade.)