ACTE IV
A droite, au second plan, porte donnant dans les appartements de Fiammeola.
Au fond, à droite, vestibule en retrait que surplombe une galerie ouvrant sur la salle par trois petits portiques dont les baies sont encombrées de fleurs, en sorte qu'elles y font rideau et masquent la perspective de la galerie. En bas, dans le vestibule, petite porte secrète donnant sur les jardins.
Au fond, au centre, une statue de Vénus.
Au fond, à gauche, deux grands portiques, surmontés d'une rosace en marbre ajouré, et par l'ouverture desquels, lorsque les tentures sont tirées, on voit des perspectives de cours ornées de fontaines coulant et de statues portant des flambeaux.
A gauche, au second plan, fenêtre close, à travers laquelle on aperçoit Rome sous la lune.
A droite, près de la porte donnant chez Fiammeola, une table flanquée d'une chaise vers le mur, et d'un grand fauteuil vers la scène.
A gauche, au premier plan et au tiers de la scène, un lit de repos, très bas, garni de nombreux coussins, et dont la tcte est marquée par un vase grec ou meurt une énorme gerbe de fleurs lourdes.
Par terre, des tapis d'Orient et des peaux de bêles.
SGÈJNE PREMIÈRE
ZYTHOPHANÈS, LATRO, THOMRYS, JOHANNÈS endormi.
(Au lever du rideau, Johannès est couché et dort sur le lit de repos; Zythophanès est assis sur la chaise de droite ; Thomrys lui parle, inclinée derrière la table ; Latro est immobile, debout, dans le vestibule.)
THOMRYS.
Je te Tai déjà dit. Rien de plus, rien de moins. Cela dut se passer très vite et sans témoins. Latro vous rejoignait. Je suivais, loin derrière. Lasse, quand tout à coup, du fond de la carrière, J'entends monter la voix qui criait au secours. Je reviens. Johannès s'évanouit . Je cours Vers les porteurs. C'est tout.
ZYTHOPHAISÈS.
Seul ! Là-bas ! Je soupçonne.
THOMRYS.
Il n'accuse toujours personne ?
ZTLTHOPHA!fES.
Non, personne.
Et j'ai beau là-dessus Tinlerroger, prier, 11 ne veut pas, dit-il, nommer son meurtrier. Mais je soupçonne Aruns.
THOMRYS.
En effet, oui, peut-être.