ACTE IV. SCENE VIT. l
JOHANPÎÈS.
Quelle?
FLAMMOÈLA.
N'écoute pas !
JOHANNÈS
Si, laisse!
FLAMMEOLA.
Il déraisonne.
ARUNS.
Apprends, et qu'ils en soient redoublés, tes remords. Apprends que cette mort, la plus belle des morts. Celle que notre foi toujours avait rêvée, Enfin pour notre gloire elle était arrivée.
(Avec un geste à Flammeola.)
Trahis sans doute par quelqu'un de sa maison. Les Chrétiens dénoncés sont traînés en prison.
Grand Dieu !
ARUNS.
J'ai pu venir, évitant le prétoire.
Pour t'en donner l'avis comme d'une victoire.
I7t> I-^ MARTYRE.
Et pour l'offrir, pasteur de notre saint troupeau, L'honneur d'ôtre à sa tête en tenant son drapeau. Mais, hélas! je le vois, de cet honneur insigne, Ton bras n'est plus capable et Ion cœur n'est plus digne.
Pitié, pitié, mon frère!
ARLNS.
Adieu donc, malheureux!
Nos amis sont là-bas, sans pasteur, et sur eux Je dois veiller. Je vais où ce devoir m'attire. Exalter leur vertu, partager leur martyre.
Et prendre, extasié de mon prochain trépas.
Au céleste banquet la place où tu n'es pas.
JOHAISNÈS, voulant se lever.
J'y vais! J'y vais !
FLAMMEOLA, le retenant.
Non.
aru:ns.
Viens !
JOHA>i>îÈS, chancelant.
Ah! jusqu'à cette porte Ne pas même pouvoir...