‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 13 sur 118 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Elle est sa maîtresse?

Je ne dis pas ça, et même je ne le crois pas du tout.

D'abord il est trop vieux.

MARTHE

Ce ne serait pas une raison ; mais enfin je ne le crois pas.

M A D E L E I N E , mystérieusemen t .

Ecoutez ! moi, je crois que sa femme le croit.

s I M 0 iN i e .

Comment ça !

madeleine.

Ne le dites à personne. Mais maman connaît une des amies de madame Marèze. Et celte amie

a dit à maman que madame Marèze lui avait dit que le cher maître s'occupait beaucoup de Juliette, même en dehors du cours, et qu'elle était toujours fourrée chez lui, dans son atelier, pour une raison ou pour une autre, et qu'elle, madame Marèze, é(ai( très inquiète, très malheureuse...

SUZANNE, pendant ce qui précède, s'est placée derrière Madeleine, et, tout à coup, imitant Marèze quand il corrige.

« Mais non, mais non, mais non... ça n'est pas ça, ça n'est pas ça ! »

RENÉE

Oh ! oui, fais-nous Marèze !

S U Z A N N E , regardant le dessin de Madeleine.

« Combien ça a de têtes ?. . . Huit têtes, hein ? A u moins. Et le modèle, combien? Six, six et demie...

Alors ?. . . Regardez mieux ! . . . (Désignant le modèle. )

Comme c'est beau, hein? Comme c'est beau! Ah! la ligne. . . Voyez la ligne de ça, hein ? » (passant à une autre.) « Un peu mou, hein ? un peu mou. Soyez virile, mon enfant, soyez virile, hein ?... » (passant à une autre.) (( Des qualités. . . des qualités. . . Mais pas assez simple, hein ?... Faut cligner des yeux pour voir simplement... Vous voyez des pieds,

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