ACTE PREMIER
MARÈZE.
Oh ! si peu !
Enfin, c'est bien vous qui faites tout ça pour moi ; vous ne pouvez pas dire le contraire.
MARÈZE.
Vous m'ennuyez. Je ne le fais pas pour vous. Je le fais pour mon plaisir... Parce que vous êtes une brave fille... et puis voilà tout.
JULIETTE
Je tâche.
MARÈZE, après avuir hésité, brusquement.
Et... vous êtes sage?
JULIETTE, drôlement,
Hein, quoi?... Bien sur, je suis sage... Sérieu- 8eînent. Ce tt'est pas que je sois bête. Ce n'est pas HOt] plus, vous pensez bien, que les occasions m'aient manqué. Mais, j'ai mon idée...
40 LA MASSIERK.
MAllÈZE.
Voyons.
JULIETTE
D'abord, ça ne me dit rien. Et puis, à la réflexion... Je ne sais pas comment vous dire ça... C'est bizarre, d'ailleurs, que vous m'interrogiez là-dessus.
MARÈZE.
Je ne vous interroge pas précisément.
JULIETTE
Mais vous voudriez savoir. . . Et je ne comprends pas bien. Car qu'est-ce qui m'obligerait à vous dire la vérité si elle n'était pas comme vous la désirez?
MARÈZE.
Qu'est-ce qui vous obligerait?... Mais... l'affection que j'ai pour vous... la confiance que vous devez avoir en moi.