‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 29 sur 118 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MARÈZE.

C'est beaucoup.

MADAME MARÈZE.

Il paraît qu'elle est toujours fourrée dans ton atelier?

MARÈZE.

Dame, puisque c'est elle la massière.

MADAME MARÈZE.

Je parle de ton atelier à toi, de l'atelier que tu as à la maison.

MARÈZE.

Si elle y était toujours fourrée, tu l'y aurais déjà rencontrée.

Je n'y entre presque jamais. Tu n'aimes pas ça, du moins quand c'est moi. Et puis, je suis quelquefois dehors.

MAIïKZK.

Où veux-tu en venir? Eh bien, oui, je m'intéresse à cette enfant. . .

MADAME MARÈZE.

Oh! « cette enfant... »

MARÈZE.

A cette jeune fille, si tu préfères.

MADAME MARÈZE.

Ohl « cette jeune fille... »

MAUÈZE.

Comment veux-tu que je l'appelle? Cette personne?... Oui, c'est vrai, je m'intéresse à elle, parce qu'elle le mérite, parce qu'elle a du talent, qu'elle n'est pas riche et qu'elle est très gentille, très courageuse... Alors, je lui procure des leçons quand je peux, je l'aide selon mes moyens... Quel mal y a-t-il à cela?

MADAME MARÈZE.

Aucun, mon Dieu, aucun. Je veux seulement le prévenir.

Page 1