‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 48 sur 118 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

JULIETTE

MARÈZE.

Et puis l'Institut, voyez-vous, Juliette, ça n'est pas dans ma ligne... J'ai toujours été un indépendant, un sauvage... J'ai vécu loin des coteries, en dehors du monde officiel. C'est sur le tard, et sans que je me sois remué pour ça, que le succès m'est venu, et les médailles, et les décorations, et tout le tralala...

JULIETTE

Mais enfin, cela vous est venu, et l'Institut n'en est que la suite tout indiquée... Courage, mon cher maître! le plus fort est fait.

M A II È Z E

Sincèrement, Juliette, vous qui avez l'esprit juste, vous croyez que je peux, sans sortir de ma ligne...

JULIETTE

Mais oui, chef maître, vous pouvez.

MARÈZE.

Et qu'est-ce qu'on dira?

On trouvera cela très naturel.

MARÈZE.

Non, allez, je ne me vois pas pontifiant avec tous ces bonzes...

JULIETTE

Eh bien, vous ne pontifierez pas ; vous resterez vous-même... Allons, présentez-vous, cher maître... Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour l'Institut qui a besoin d'être un peu ragaillardi ; et, si vous ne le faites pas pour l'Institut, faites-le pour vos élèves... Tous les jeunes, qui vous aiment, seront enchantés de vous voir là... Faites cela pour eux, cher maître. Faut- il vous le demander à genoux, comme l'autre jour?

MARÈZE.

Quand vous m'avez supplié de ne pas prendre l'atelier d'hommes de Léturgeon? Toutes ces

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