ACTE DEUXIEME
J U L 1 E T T E , prenant son carton.
Au revoir, monsieur.
A ce moment madame Mnrèze entre par la deuxième porte de gauche.
M A 1 > A M i: M A lï È L E , de la porte.
ftfarèze ! Tu es toujours fâché?... (Apercevant Juliette,
à part.) Encore !
Maman, c'est mademoiselle Juliette qui avait oublie...
M A l> A M i: M A | Ê Z E , sans écouter.
I ii mot seulement, mademoiselle. Vous voyez mon mari à son cours, deux fois par semaine. Voua pouvez même le voir tous les jours en dehors d'ici, si cela vous fait plaisir. Est-ce que ça ne vous suffit pas?
JULIETTE
Je crois, tnatiame, que voila vous méprenez... Jamais je ne suis venue ici une seule fois sans la
permission de monsieur Marèze. Jamais je n'oserais venir s'il ne m'y autorisait pas. Mais, comme je lui dois (oui, je lui suis assez reconnaissante pour ne pas vouloir, quoi qu'il puisse m'en coûter, que sa bonté pour moi lui cause quelque ennui... Puisque ma présence ici vous déplaît, je ne reviendrai pas, madame.
MADAME MARÈZE,
Et vous ferez bien !
JACQUES
Oh ! maman, maman, que tu es méchante!
Juliette, qui allait sortir, s'arrête.
MADAME MARÈZE.
De quoi te mêles-tu, toi?
JACQUES
De ce qui me regarde. Je ne veux pas que tu commettes une injustice devant moi. Et, pour ma part, ne pouvant faire plus, j'exprime à mademoiselle mon chagrin de la voir ainsi traitée chez nous, dans notre maison.