ACTE TROISIEME
JACQUES
Ce n'est pas une plaisanterie, papa.
MA DAM K M V RÈZE
Oh ! je lui ai pourtant dit tout ce que je devais : qu'il est trop jeune, que ce serait la misère, qu'il perd son avenir, que nous avions rêvé pour lui autre chose...
M A RÈZE, absorbé.
Oui, oui, sans doute... Mais cela n'est rien... Ce n'est pas ce qui m'inquiète...
mai» ami: markze.
Hein?
MARÈZE.
Non... C'est simplement fou; je n'ai pas à m'en occuper... C'est comme s'il n'avait rien dit... Ce qui m'intéresse, c'est comment cette idée a pu lui venir... Voyons, Jacques, ne me cache rien... Tu ne la connaissais pas, Juliette, ou à peine... Elle e>t très discrète, très réservée, très fière... Et voilà que... Voyons, que s'est-il passé? Comment es-tu
parvenu à te lier avec elle au point de songer... Où l'as-tu rencontrée?... Dans quelles circonstances?... Mais parle donc!
Bien volontiers, papa. Je le disais à maman tout à l'heure; j'ai eu trois fois avec mademoiselle Dupuy des conversations de camarade et d'ami... D'autres fois, je m'arrangeais pour la voir, de loin, sortir de chez elle ou y rentrer... ou bien pour la croiser dans la rue, la saluer, échanger quelques mots avec elle.
MARÈZE.
Alors, tu vois bien que ça n'est pas sérieux. Mais... la première fois que tu lui as parlé, où était-ce?
JACQUES
C'était à la porte de ton atelier, là-bas, un jour que maman m'avait donné une commission pour toi.
MAREZE
Et la seconde fois?