PS. NES
envoyées au dispensaire pour se faire surveiller et pour que des conseils leurs soient donnés.
Deux d’entre elles, après être venues quelques fois à la consultation, ne se sont plus présentées, et aucun renseignement n’a pu être recueilli sur elles.
Nous citerons les observations des 3 autres.
O8Bs. 21. — M"° B... Marie, 33 ans.
Vient consulter la première fois le 11 avril pour gestation au cours du 5° mois. La gestation est normale, mais, à l’interrogatoire, la femme donne les renseignements suivants :
À. H. : Parents morts tuberculeux.
Collat. : 9 frères et sœurs dont 7 sont morts en bas-âge et dont 2, actuellement vivants, sont tuberculeux.
A. P. : La malade a eu plusieurs hémoptisies.
Son mari est réformé de guerre pour tuberculose.
Elle a eu une première gestation en 1920. L'enfant a été envoyé à la campagne.
La femme est envoyée au dispensaire où l’on constate une tuberculose bilatérale. Les recommandations d'usage sont faites à la femme, et au dispensaire et à la Maternité cantonale ; on prévient la femme qu’elle ne devra pas s’occuper elle-même de son enfant, que ce dernier pourra être placé, si elle l’accepte, dans un centre, à la campagne, où il sera surveillé. En lui rappelant l’histoire de son hérédité, on lui montre le danger que court son enfant s’il reste avec elle. Malgré cela, au mois de septembre, la femme se présente à la consultation des nourrissons avec son enfant, âgé de 1 mois environ. Elle est accouchée en ville, et il lui a été simplement recommandé au moment de son accouchement de ne pas donner le sein à son enfant. Elle le nourrit donc elle-même au biberon. De nouveaux conseils encore plus pressants lui