COMPOSITION
1)K CIJAQUK LIVllAISOX DP] LA REVUE
('haquc iiviaison comprend cinq parties :
i" Une chronique ;
:>/' Plusieurs urticles de fond ;
3" IJanulijse critique des ouvrages récents ;
4" Les coniptcs rendus des travaux soumis aux
Sociétés savantes de la France et de rÉtranger; y Le relevé des articles récemment publiés parles
l)rlnclpaux journaux scientifiques d'Europe et
(T Amérique.
I. Chronique. — (;iia(|uc livraison de la Revue débute par la (^ironique des événements scientifiques de /^ quinzaine écoulée. i\v{{v clironi(|ue se compose d'une série de j)clils ailicUvs, soi'tcs de notes méthodique* mciil classé(»s, (|iii iii(li((U(Mil, en tout ordre de science, les faits (C actualité. Ai saut surtout à signaler les nouveautés et à en donner une description exacte, ces notes
suril. quand il y a lie», illiislrêes de dessins, de gravures et de photographies. Elles sont envoyées à la Revue par une pléiade de savants dont chacun se charge ili' relever les inventions ou procédés nouveaux qui sur- ^'issent dans sa spécialité. Toutes sont signées, de telle -i-ilB que le lecteur particulièrement intéressé puisse s'adresser à l'écrivain pour un supplément d'information.
II. Articles de fond. — La deuxième partie de la Reçue, — de beaucoup la plus développée, — se compose des /irllclesde fond, ordinairement au nombre iXe. quatre. Ces articles ont pour objet principal d'exposer l'état actuel '\e^ grandes questions scientifiques à Tordre du jour.
Il arrive souvent, en science, que tous les éléments requis pour résoudre un problème existent, sans qu'il y paraisse. La solution globale reste latente, inaperçue, lant que les solutions partielles, qui apportent chacune sa part de lumière, demeurent sans lien, dissèmioées iti- tous côtés. Il importe de les rapprocher pour arriver, <-n les additionnant, à la solution complète de la question. De telles synthèses, faites avec critique, sont infininiunt précieuses pour le lecteur, qui n'a ni la compétence ni le loisir de colliger sur chaque sujet qui l'intéresse tous les Mémoires qui s'y rapportent. Le 4-himiste ne peut pas compulser tous les travaux des . physiciens, aussi est-il bien aise de lire un article r|ui les résume. Et il en est ainsi de tous les lecteurs : *.|uelle que soit la spécialité de ohaïun, tous désirent être rapidement mis au courant de la marche générale des sciences adjuvantes de la leur.
Se pourrait-il, d'ailleurs, qu'à une époque où la science pénètre -si intimement la vie sociale, chacun restât indîft'éreat aux découvertes qui surgissent en dehors du sillon où il cherche ? Les applications de l'Electricité, lt!S Rayons X, les découvertes dont la glande thyroïde vient d'être l'objet, les tentatives récemment faites en
vue <l(» ^iiiM-ir la tiibomilose et le cancer, touchent de trop près aux iiilcn^ls vitaux de l'humanité, pour ne pas susril<»r la (uirîositc universelle : elles s'imposent à Texanien i\o tous les esprits cultivés.
La Hevue générale des sciences rend à ses lecteurs rinap[)réciable service de leur donner d'une façon méthodique la mise au point de toutes ces grandes questions (rintér(^t général. (Chaque fois qu'une découverte importante vient d'être réalisée, à quelque science qu'elle se rap[)orte, la /fer/ze prend soin de la décrire; elle en expose Vorigine^ le développement^ Vétat actuel^ la portée el les applications.
Des dessins, graphiques, cartes géographiques, gravures de t ou les sortes et photogravures, dus aux meilleurs artistes, sont joints au texte toutes les fois que cela est utile à la clarté de la description.
(l'est toujours aux auteurs mêmes des découvertes c[ue la Uevue a soin de demander ces articles. Elle s'adrc^ssc dans ce but aux savants de tous les pays, et (*'esl là V\\\\ (1(* ses traits les plus originaux. Toute la prc^sse a rendu hoiiiiiiage à Téclat d'une telle collabol'atioii. \a^ Journal (le Sa in l-Pé le /'sho u rg écrix ait récemiiHMit à ce pi'opos :
<f ... (](' {[ul a valu à la RcK^ifo générale des Sciences un succès aussi griH'j'al, c'psI (juCllc recueille sa collaboralion dans tous les ^laïuis cenlros de la production scienlilique, aussi bien à la Sociélé llovalc de Londres cjuà l'Académie des Sciences de Paris ; aussi hien à J>ei'lin, à Moscou, qu à Philadelphie ou à Rome.
« Ayanl des collaborateurs dans toutes les grandes villes de l J^urope, la Ile\'//e compte aussi dans toutes de nombreux lecteurs. Va ro. ue. sont j)as seulement les savants, les professeurs, physiciens, chimistes, biologistes, etc., qui se font un devoir de la lire : elle a pénétré plus intimement dans la vie de notre société conlem])oraine ; c'est ainsi que, chez nous, par exemple, elle est consultée par tous ceux qui ti'availlent au progrès de la science et aussi par l'élite de nos ingénieurs et de nos industriels. Les hommes pratiques qui se préoccupent d appliquer les résultats
Ut's rei'lioi'i'lies scientifiques, triiuvenl, en t-ffet, dans lu Hcvtn, à côlé du mouvement scientifique pur, — c'est-à-dire de l'expofli des découvertes et des doctrines qu'elles suscitent, — l'indication détaillée de toutes les nouveaul'''s scientifiques susceptibles d'intéresser le spécialiste, le praticien, qu'il s'agisse de Médecine, d'Agriculluie, d'Industi-ie ou de Commerce. Là surtout est le secret du succès de la Rci'uc irénéralc des .Sciences. »
(Le J,.„.
Le Journal de Sainl-Péleisbourg, ([iiî cotisaLTait ces lignes à la Ret-iie ttans une étude sur le mouvement soienlifique en Russie, soulignait, comme on vient de le voir, le haut intérêt de !a série d'artirles, égale- ;inent très appréciés en France, que la Revue fait pa- ■raltre sur Vélat actuel et les besoins de nos grandes industries.
Mais ces sujets, et ceux qni se rapportent à la science pure, ne sont pas les seuls que la Revue étudie : elle traite aussi, dans ses articles de fond, les questions de .Géographie économique, en particulier les questions coloniales. En de telles matières, la Science a non seulement le droit, mais le devoir d'intervenir. C'est à elle de nous renseigner sur la salubrité de nos colonies, «ur les richesses minérales, forestières ou culturales, qu'il est possible d'en tirer. La Revue générale des Sciences fait large place à ces études qui, ajuste titre, |i!iSsionnent aujourd'hui l'opinion.
in. Analyse critique des publications nouvelles. ■ — Celte lioisiènie partie de la Revue est consacrée à l'analyse il [■ lit i liée et à la critique de tous les ouvrages importants n-ceinment parus sur les sciences mathématiques, physiques et biologiques et sur les applications de ces sciences à l'Art de l'Ingénieur, à la Construction mécanique, à l'Agriculture, à l'Industrie, à l'Hygiène publique et à la Médecine.
Ces résumés sont assez détaillés pour dispenser le plus
sou\rNt le lecteur de se reporter aux ouvrages originaux. Tontes ros analyses bibliographiques sont faites par (les spécialistes et signées de leurs noms.