L IMMACULEE-CONCEPTION. I
de foi; ce qu'elle défend de contredire publiquement;
ce qu'elle insinue a (OUI les fidèles, lorsque, assemblée en concile général, elle déclare, elle proclame i que cUni le décret ou il s'agit du péch ;inel,
« son intention n'a pas été d'y comprendre la bien-
0 heureuse et Immaculée Vierge Marie , mère h Dieu l. i Voilà ce que permettent de redire les S
: us Pontifes, toutes les fois que pour nourrir la pieté des serviteurs de Marie, qui l'invoquent en lui rappelant le premier de ses privilèges, celui qui la rapproche le plus de la sainteté de Dieu, ils daignent seconder leurs v.eux. et s'empressent d'ouvrir le trésor des indulgences dont ils sont les suprêmes dispensateurs, en faveur d'une dévotion si légitime.
'.'.". a été conçue suris feche : Voilà ce que L'Eglise de Paris ie tait une gloire de professer et de maintenir; ce que ses docteurs tiennent à honneur d'enseigner et île défendre; ce que ses enfants
jaloux de conserver comme ce qu'ils ont de plus cher,
après le de la toi; ce qu'ils ne crai-
gnent pas de regarder même comme une conséquence immédiate de leur foi, ne croyant pas pouvoir séparer Marie le titre de Vierge Immaculée de celui de Vierge Mère de Dieu, et ne sachant pas comprendre ment il est possible de refuser le privilège d'une
1 US tache a celle qui élevait recevoir et qui a reçu en effet celui de la maternité divine. Voilà
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ce que le respect et l'amour pour le Verbe fait chair inspirent pour le chaste sein que le Très-Haut a sanctifié, parce qu'il devait y descendre , s'y revêtir de notre nature, s'y faire homme par l'opération du Saint-Esprit.
a Marie a été conçue sans péché : Voilà ce qui , depuis bien des années, s'est répété mille et mille fois, non-seulement dans cette grande ville, dans ce diocèse; mais encore dans toutes les parties de la France, parmi les étrangers, aux contrées les plus lointaines, Voilà le cri d'espérance que la douleur, le danger, les nécessités publiques ou particulières ont arraché de toutes les bouches accoutumées à bénir Dieu, et à célébrer les louanges de sa très-sainte Mère : voilà ce qui a été écrit, gravé, déposé religieusement partout où il y avait à demander des faveurs spirituelles ou temporelles, des grâces de protection, de guérison, de conversion ; à l'entrée des cités, aux portes des maisons, sur la poitrine des malades, sur le lit des mourants : voilà ce qui, dans ces derniers temps surtout, a jeté dans tous les cœurs chrétiens des racines si profondes, ce qui a pris un accroissement extraordinaire, ce qui s'est propagé d'une manière si remarquable, ce que semblent justifier d'ailleurs, on ne peut plus se le dissimuler, les grâces nombreuses obtenues par l'invocation de Marie conçue sans péché.
« Marie a été conçue sans péché : Voilà ce que la génération chaste a pris l'heureuse habitude de placer sur son cœur avec le signe de la croix, comme un