‹ La médaille miraculeuseChapitre 44 sur 65 · PRO MARIE · texte numérisé non relu

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ciés. La médaille miraculeuse, suspendue à un ruban de couleur bleue, fut adoptée naturellement comme la livrée des Enfants de Marie.

La nouvelle association, à peine organisée, excita un admirable élan de piété parmi la jeunesse. On vit d'humbles ouvrières s'élever à l'héroïsme de la vertu sous l'influence du désir d'appartenir à Marie et de lui rester fidèles ; des filles pauvres résister, avec un courage admirable, à toutes les séductions, et pratiquer les devoirs, aujourd'hui si méconnus, du dévouement filial et de l'abnégation.

A des fruits si précieux se joignent aussi de belles fleurs : l'empressement des Enfants de Marie à prêter leur concours aux fêtes en l'honneur de la sainte Vierge, à chanter ses louanges, à se rendre aux réunions de l'association pour entendre parler d'Elle et s'animer à la ferveur.

Mais ce qui est plus admirable encore que la vie de ces jeunes filles, c'est leur mort : il en est beaucoup de moissonnées à la fleur de l'âge ; on les voit, munies du ruban et de la médaille de l'association comme d'un talisman, sourire an trépas et défier V enfer.

Trente ans se sont écoulés depuis que ce grain de sénevé a été confié à la terre, et il est devenu un grand arbre dont les rameaux abritent les contrées les plus éloignées. L'Europe compte près de mille associations,

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