PRÉFACE
d'écrire, d'enseigner en même temps que l'occasion toujours renaissante de se dévouer.
Ces hommes avaient nom : Charvet, Billerey, Albin (iras, Bilon, Silvy, Gagnon, Villars, Beylié, Donû, Monin, Tardin, de Villeneuve, Davin le médecin de Lesdiguières et Pierre Areoud, le légendaire Maître Pierre, de l'Ecole de Grenoble au xvi° siècle. Ce sont eux en somme qui ont fait l'Ecole de Grenoble ou du moins qui lui ont donné des fondations assez solides, pour que les modernes puissent édifier sur elles leurs laboratoires coûteux et compliqués.
Je crois rendre à tous ces ancêtres plus ou moins éloignés, un hommage respectueux et je m'acquitte en même temps d'un devoir personnellement agréable, en remerciant les personnes qui, versées dans l'étude du passé, me les ont fait connaître et ont mis, avec une extrême obligeance, à ma disposition, tous les documents qu'elles possédaient : l'érudit et toujours obligeant M. Maignien, conservateur de la Bibliothèque de Grenoble ; M. Reymond, le sympathique secrétaire général de la mairie de Grenoble; M. Prudhomme, archiviste départemental et M. Pilot de Thorey : les renseignements de l'un et de l'autre sont toujours précieux.
Je souhaite que cette étude du passé de notre Ecole, qui n'a pas été sans éclat, puisse encourager mes collègues et leur rappeler, que leurs efforts et leur dévouement à la science ne sont pas des actes isolés dans l'histoire de Grenoble, que notre ville a toujours été un foyer médical ardent, qu'ils font partie d'une série évolutive à marche lente d'abord, s'accèlerant avec le temps, qui commence au Collège des médecins, se continue par l'Ecole des Pères de la Charité et les cours d'Hôpital, et se
termine actuellement à notre Ecole réorganisée
qui n'est elle-même qu'une courte étape sur la route qui nous
mènera bientôt, je l'espère, au titre d'Ecole de plein exercice
en attendant mieux.
D' A. BORDIER
Grenoble, juillet 1896.