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XII. Hospitalisation des hommes

La question des soins donnés obligatoirement à l'homme en dehors du service militaire, soulève, malgré la logique de la proposition, des difficultés économiques et sociales telles qu'il est impossible de la discuter dans une note aussi brève.

Deux mots, cependant, peuvent suffire pour indiquer un des écueils sur lesquels viendrait échouer cette mesure.

L'homme syphilitique, qui n'est ni un souteneur ni un vagabond, gagne sa vie et souvent celle d'autres personnes. L'hospitaliser, s'il n'en a pas absolument besoin, c'est-à-dire s'il n'est pas rendu momentanémentinfirme, sera donc pour lui et les siens la cause d'une gêne dont les coi^séquences peuvent

être pires que la misère puisqu'elles peuvent jeter sa fille, sa femme, sa sœur dans la prostitution. Quelle comparaison peut-on établir entre ce malade et la fille publique qui, incapable le plus souvent de gag'ner sa vie en dehors de son triste métier, est fatalement obligée d'infecter ses clients de passage, puisqu'elle ne peut vivre que d'eux.

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