Page 2 de mon édit.; Leipzig, 1859, chez Teubner
2. Kuehn ( De loco Celsi in Praef. maie intellecto, dans Opuscula, t. II, p. 227 et suiv.) a établi que le mol diducere ne pouTait se prendre que dans le sens de diviser, séparer, distinguer, et non dans celui d^augmenter, d'amplifier, comme quelques auteurs, entre autres Schulze et Weber, l'ont prétendu (Voyez plus loin, — et cf. aussi Facciolati, sub voce). La critique des opinions de ses devanciers tient dans le travail de Kuehn, plus de place que les arguments à l'aide desquels il veut appuyer son propre sentiment, lequel se rapproche du mien.
cette époque divisée en trois parties, l*une traitant par le régime, la seconde par les médicaments, la troisième avec le secours de la main. Les Grecs appelèrent la première diététique, la seconde pharmaceutique , la troisième chirurgique, »
Suivant Daniel Le Clerc S il s'agit d'une division matérielle de la médecine en trois branches, qui firent l'occupation de trois catégories de praticiens ; en d'autres termes, il y eut, sinon trois ordres, trois degrés de médecins, au moins trois espèces de gens traitant les malades. Les uns s'occupaient des affections qui réclamaient le régime dans toute l'étendue ancienne de ce mot ; les autres se réservaient les maladies dont le traitement consistait principalement dans l'application des moyens externes; enfin, leà opérations étaient du domaine d'une troisième classe.
Cette opinion, qui ne s'appuie môme pas sur le texte de Celse rigoureusement traduit, est également partagée, au moins en partie, par Sprengel ', par M. Choulant * et par presque tous les historiens de la médecine.
Hecker * professe une opinion mixte. La médecine, dit-il, fut, il est vrai, comme cela arrive dans toutes les sciences qui ont pris un grand développement, divisée en trois parties, la diététique, la pharmacie (voy. plus bas) et la chirurgie; mais chacune de ces branches ne devint pas le domaine de trois classes d'hommes, seulement il résulta de ce partage que chacun, suivant la tendance de son esprit, s'attacha à 1 une des branches plus particulièrement qu'aux autres, et contribua ainsi à leur perfectionnement.
Comme les développements dans lesquels je suis obligé d'entrer pour réfuter l'opinion tranchée de Le Clerc, serviront en même temps à démontrer l'inexactitude de la seconde proposition de Hecker, il convient de s'attaquer d'abord à