De Àntiq. med., Helmst., 1766, in-4o, p
Yoit OÙ conduit une pareille interprétation dont le criténom est dans rimagination et non dans les textes ?
En résumé , la division rapportée par Celse est toute scientifique ' ; c'est une classification didactique fondée sur la thérapeutique comme d'autres ont été établies plus tard d'après des points de vue différents. Cette division n'a point de correspondance dans la pratique ; elle s'explique trèsbien par le développement de la science, par le besoin naturel à l'homme de classer les objets de ses connaissances et de ses recherches, afin de trouver un fil conducteur et de conserver dans sa mémoire ce que l'étude lui a appris ; ajoutons enfin que c'est une grave erreur de regarder la pharmaceutique comme identique soit avec la pharmacie, soit avec la pharmacapolie et encore moins avec la rhizotomie.
Je remarque, en terminant, que la division dont parle Celse est plus ancienne qu'il ne semble le croire, puisqu'elle se retrouve déjà dans Platon ' à quelques différences près, et dans le traité hippocratique De la Bienséance.
1. Le passage suivant, tiré du livre attribué à Gallen {De Partit, artis medicx, 1, 11, p. 282, éd. de Charl.), me paraît venir en confirmation de cette opinion ; il a d'ailleurs, dans mie partie de ce passage, une analogie singulière et tout à fait curieuse, même pour la forme, avec la phrase de Celse : « Sunt enim quidam, quos pos- « sis audire, sécantes totam artem in pharmaeeuiicen, et chirurgicen « et dUsteticen, id est, in eam qus medicamentis, et eam qus ma- • nuum opéra, et eam qu« vietus ratione medetur... Nonnulli vero « in therapeuticen, id est in curationem, et in eam qus hygiène, id f est sahibris appellatur, etc. »
2. Voy. Galien, Utrummed, an gymn. rit, an hyg,^ t. Y, p. 847, éd. Kuehn.— Voy. aussi, sur l'union intime de la médecine et de la chirurgie au temps d'Hippocrate, M. Liltré, ^irgi/m. du Serment^ t. IV, p. 616-617.