‹ La médecine;Chapitre 75 sur 125 · Voyez Raynaud, /. /. p · texte numérisé non relu

Voyez Raynaud, /. /. p

écarts de 6. M. Fontenelle lui a rendu ce témoigtiage « qu'affairé comme un homme fort avide de gain, Fagen ne recevait cependant jamais aucun payement de ses malades, mtilgré la modicité de sa fortuné, non pas même de ces payements déguisés sous la formé dé présents et qui sont souvent une agréable violence aux pltts désintéressés ; il ne se proposait que d'être utile et de s'instruire pour Tétre toujours davantage, p — « A la cour, continue Fontenelle, il donna un spectacle rare et singulier» un exemple qui , non-seulement n'y a pas été suivi v mais peut-être y a été blâmé ; il dimi-^ naa beaucoup les revenus de sa charge et se priva gé^néreusement^ au profit de ses confrères, de toutes les redevances que son titre de premier médecin valait à ses prédécesseurs. » Il avait une tendresse particulière pour le Jardin des Plantes, dont il avait la surinten>dance. et Ce petit coin de terre ignorait presque , sous sa protection, les malheurs du reste de la France. » G^est là qu'il se retira après la mort de Louis XIV, TOttlant finir ses jours dans la retraite et dans l'étude. Il ayait à peu près quatre-vingts ans qiiand il mourut ; sd constitution avait toujours été si chétive, qu'il aurait pu donner pour preuve de son habileté qu'il vivait. Fontenelle nous a laissé le portrait moral de Fagon ; la maligne princesse Palatine^ dansses Lettres \ s'est chargée de nous donner le portrait physique; il est moins flatteur : « Le docteur est une figure dont on a peine à se faire une idée. Il a les jambes grêles comme celles d'un oiseau, toutes les dents de la

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