POUMON ET DES REINS RECONNUES PAR I.E POLI, S
Le cœur.
Si le cœur est attaqué et que le mal vienne de chc (mauvaise réplétion d'humeurs), le malade rêve monstres, Ggures effrayantes. Si le mal vient d'inanition, le malade rêve fumée, flamme, feu, lumière. Si le pouls esi chô (rapide), il indique grand feu dans le cœur; en ce cas, apparaissent sur la langue de petits ulcères, en même temps que des crevasses aux lèvres; le malade prononce des paroles incohérentes, voit des esprits et a une grande soif. Si le pouls est Hong (débordant) ou heou (v. p. 31,2*), il y a perle de sang. Quand ce pouls hong est pour aiusi dire refluant, il y a douleur dans tout le corps, dans les os. Le cœur sent une ardeur desséchante qui cause une grande inquiétude; la tête et surtout le visage sont en feu. Quand le pouls du cœur est haut et plein {che), il indique feu; quand il est petit (sg), il y a défaut de chaleur; le malade est alors sujet à des terreurs puniques et à des alternatives de frisson et de chaud. S'il est précipité, il y a douleur d'entrailles, suppression d'urine. S'il est chc-hoa (plein, haut, glissant), frayeur, embarras de langue. S'il est glissant, hoa, simple chaleur qui n'a rien de dangereux, üâ (aigre), il manque au cœur beaucoup de la force qui lui convient; peine à parler. Profond (/cArn) et serré, humeur froide qui l'attaque, cardialgie. Trémulcux (bien), palpitation, faim déréglée.
Quand le malade a le visage en feu, le cœur inquiet, qu'il aime à rire, qu'il y a chaleur excessive dans les mains et grande séche-
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Mi:i)KCI\K DKS cm VOIS.
rcs.-ic à la bouche, le pouls coiiteiiable ù cet étal est serré {Isoii), plein {r/ic), qui tient du précipité {rho). Si au contraire il est profond et mou, la maladie est bien diflicile ù jpiérir.
Lr fuie.
Le pouls du foie en santé est liien-lrhang (Iréuiuleux, long). Lorsqu'il est feou-touan (superficiel , court), le foie souffre altération et l'on est sujet ii des inonveincnts de colère; chc (plein), rêve montagnes, arbres, forêts; hiti (vide), rêve buissons, champs, etc. Le mal qu'on appel le/éy-X^ vient d'obstruction dans le foie; c’est une tumeur sensible située sur les côtés. Cette tumeur vient communément en été; le mal vient du poumon, d'où sort l'humeur viciée qui finit par s'amasser et former tumeur; de. là survient une toux fâcheuse, de la fièvre et d'antres complieations.
Quand le pouls se trouve hien (Irémnlen.x) aux trois endroits du bras gauche où on le tàte, le foie pivhe par excès, douleur aux yeux : il en tombe de grosses larmes par intervalles; mauvaise humeur, irritabilité. Si le pouls du l'oie étant yeou (mou) est un peu hien (trcinuleux), rien de mauvais; s'il est (tendu), il y a altération dans le foie peu considérable; s'il est feou-chc (superficiel, plein), il y a altération du foie considérable, yeux rouges, douloureux; on ne voit pas clair, on s'imagine qu'il y a quelques objets étrangers qui couvrent les yeux ; hong (débordant), vue trouble, quelquefois vomissement de smig , bras et jambes perdant le mouvement; ir (aigre), épuisement dans le foie, dissolution de sang, côtés enflés jusqu'aux aisselles; hoa (glissant), le foie est trop chaud, l.i chaleur se communique à la tête, aux yeux; kin (tendu) ou chc (plein) ou hien (trémuleux) ou tchin (profond), il y a obstruction, tumeur à craindre; oueg (petit), yo (très-faible, long, profond ),/cott (superficiel), ou les es|)rits manquent, ou ils n'ont pas leur cours libre ; alors lu vue souffre, on voit, comme l'on dit, des étoiles, on a de la peine a regarder quelque chose exactement; feou (superficiel) au dernier degré, abattement, danger de paralysie.
Dans les maladies du foie, le visage devient bleuâtre, on souffre aux jointures , on a le regard colère, on ferme souvent les yeux ,
DKS AKKKCTFOXS RECOVXIES PAR LE POILS. 47
on ne voudrait voir personne; alors, si le pouls est cho (précipité) et hien (Iréniuleuv), il y a clianee de guérison; s’il devient superficiel, court, feou-touan-sc , le mal est incurable.
L'estomac.
Quand l’estomac est sain , le pouls propre de ce viscère est ouan (lent modérément).
L’estomac craint fort l’humidité. Quand il en souffre, on entend du bruit dans ce viscère et dans les intestins , et il s’ensuit cinq affections : dans la première, les aliments ne se digèrent pas; dans la deuxième, il y a gonflement, enflure du ventre, vomissement des aliments; dans la troisième, il y a mouvement et douleurs d’entrailles, et les selles sont de couleur blanche; dans la quatrième, il y a douleurs d’entrailles peu violentes, on rend du sang, quelquefois du pus; dans la cinquième, on se sent pressé d’aller a la selle , mais on y va plusieurs fuis inutilement. L’estomac est sujet a un mal qui commence en hiver : c’est un dépôt qui forme tumeur; ce mal, s’il dure, est suivi de la jaunisse et d’un abattement général. Celte tumeur apparait au creux de l’estomac, quelquefois elle est de la grosseur d'une soucoupe.
Si la lenteur modérée qui convient au pouls de l'estomac se trouve en même temps au Uuen et au tche, l’estomac souffre ; excès de chaleur, mauvaise haleine, nausées sans vomissements, les gencives se rongent, les dents se décharnent, le poil se sèche, on sent de fréquentes alternatives de chaud et de froid, et les forces vont toujours en diminuant.
Si le pouls est feou-chc (superficiel, plein), l’estomac digère mal ; bouche sèche ; on a beau manger et boire, on reste faible et épuise; chc (plein), trop de chaleur dans restomac, vapeurs, gaz qui s’échappent par la bouche; sc (aigre), faiblesse d’estomac, amaigrissement; kin (tendu), douleur à l’estomac, aux jointures, nausées continuelles; hien (trémuleux), chaleur excessive du foie qui rend imparfaites les digestions; chc (plein), extraordinaire, douleurs, inquiétudes.
Dans certaines maladies de l’estomac qui sont assez souvent accompagnées de douleurs aux jointures , le visage devient jaune.
UKDECIVE UES CHIXüIS.
le corps pesant; il y a iiidi<]cstion, diarrhée. Si le pouls est tchinouan-sy-eufÿ (profond, lent niodérémcnl, faible, petit), il y a espérance de guérison; s'il est kin (tendu) et fort, mort certaine.
Le poumon .
Comme les intestins grêles sympathisent avec le coeur, de même les gros intestins sympathisent avec les poumons. Le nez se sent facilement de l’altération de ce viscère. Trop parler cl trop boire de vin sont contraires au poumon ; trop parler cause souvent la toux, qui provient également d'une intempérance de boisson, dont l’effet cause souvent un boursouflement de la ligure, sur laquelle apparaissent quantité de pustules. Il est une maladie nommée sr-pouan qui commence au printemps et se manifeste par une tumeur sous l'aisselle droite, tumeur quelquefois grosse comme un gobelet renversé; ce mal provient d’un sang venu du cœur dans de mauvaises conditions. Si cette tumeur ne se dissipe pas, il survient une fièvre mêlée alternativement de chaleur et de froid qui sera suivie d’un ulcère au poumon.
Quand le poumon est sain, son pouls naturel est feou-u'-touan (superficiel, aigre, court); quand il est Long-hirn (débordant, trémulant), il y a maladie; ou par c//c (plénitude) : alors on rêve soldats, armes; ou par hiu (épuisement) : alors on rêve terre, voyage, chemin dilficile. Si aux trois endroits où on a coutume de tâter le pouls, le pouls est feou (superficiel), le poumon a soulTert et souffre de l’air ou du vent; écoulement de mucosités par le nez, crachats épais mêlés de pus; le malade craint le froid et préfère le chaud; douleur superficielle sur tout le corps, tension sèche au front, pesanteur douloureu.se aux yeux, d'où coulent des larmes par intervalle. Si le pouls du poumon est feou-fhr (superficiel, plein), le gosier est sec, quelquefois enflammé; constipation, selles âcres, le nez communément perd l’odorat. S’il est cAfhoa (plein, glissant), peau et poils se flétrissent, crachats visqueux, yeux larmoyants , gosier sec , disposé à s’enflammer ; tout cela augmente en automne si l’on n’y met ordre et si l’on ne saigne pas. Si le pouls est tchin-kin-hoa (profond, tendu, glissant), il y a toux provenant du froid; feou-liong (superficiel, débordant), oppression.
DKS AKKKCTIOXS RECOWLES PAR LE POILS. 49
mouvement dans les intestins; hien (trémuleux), ventosités dans la poitrine produites par le froid, constipation ; homj (débordant), hémorrhagie, dissipation d'esprit; Ichin-ty-hoa (profond, faible, glissant), chaleur dans les os, poils et peau âpres, chaud cl froid qui SC succèdent. Enfin , quand un homme attaqué des poumons crache le sang ou saigne du nez, tousse violemment par intervalles, est triste et se lamente, si le pouls se trouve superficiel {feou) et tant soit peu aigre (se), ce signe est moins mauvais, le mal n'est pas incurable; mais s'il est hong (fort et dur), il n'y a pas de remède.
reins.
Le pouls naturel des reins est profond et glissant; s'il est feouounn (superficiel, lent modérément), les reins souffrent, la cause est dans reslomac. Il arrive quelquefois que dans les temps froids on crache sans cesse, il en résulte une dérivation de l'humidité nécessaire aux reins, et par suite une sécheresse inquiétante. Il existe une maladie appelée pouan-lun qui se manifeste par une tumeur, un dépôt au nombril , aboutissant communément à une paralysie générale. Quand les reins sont hors de leur état naturel, si c'est par chr (plénitude d'humeurs peccantes), on sent une pesanteur à la région des lombes, surtout la nuit, quand on est couché; si c'est par épuisement ou faiblesse, le malade éprouve en dormant une énÿssion involontaire d'urine.
Si aux trois endroits où on a coutume de tâter le pouls on le trouve tche (lent), les reins sonITrent du froid, ardeur et âpreté de la peau, cheveux et poils se dessèchent; le malade en dormant croit souvent tomber dans l'eau, et, lorsqu'il est éveillé, il est rêveur et triste. Si le pouls est éparpillé (san), ou bien l'on urine trop souvent, trop copieusement, ou bien il y a perle de semence, on sent de la douleur soit dans la région des lombes, soit aux genoux; il survient même quelquefois de ces sueurs furtives qui n'ont pas de cause apparente. S'il est chr-hoa (plein, glissant), dysiirie, urines rouges, chaudes; sr (aigre), gonorrhée fâcheuse, mille songes extravagants, le malade croit marcher au travers des eaux : il survient souvent enflure au scrotum et aux testicules;
XIÉDKCIXK DKS CHINOIS.
rlu- (plein el fort), ardeur à la vessie, suppression d’urine ou difficulté d'uriner; hoa-hien (glissant, tréniuleux) ou hien-kin (trémuleux, tendu), douleur aux lombes el aux pieds qui deviennent enflés ; dans le premier cas, la douleur est causée par des vents humides chauds ; dans le second cas, par des vents froids ; frou-kiu (superficiel, tendu), surdité. Quand les reins sont tellement attaqués que le visage devient livide et que le froid gagne les jambes et les pieds, le mal est très-dangereux; cependant, si le pouls se trouve alors être trhin-hoa (profond, glissant) et hien (trémulcux),le mal n'est pas incurable; mais s'il est lent et fort, il n'y a plus de remède.
' § XIV. POI LS OKS P.VSSIOXS.
Le pouls de la joie extrême est otutn (lent modérément);
Le pouls de la compassion , toiian (court) ;
Le pouls de la tristesse, sr (aigre) ;
Le pouls de l'inquiétude rêveuse, kiai (attaché, embarrassé);
Le pouls de la crainte, khin (profond);
Le pouls de la frayeur subite , agité ;
Le pouls de la colère, Isou-chd (serré, précipité).
§ XV. DI.VCXOSTICS DBS HAI..VDIES PRIXCIPALBS DÉTKRMINKS
P.VR LK pori.s.
Dans les maladies malignes et contagieuses, dans les lièvres chaudes, quand le malade sent une sécheresse ardente accompagnée d'inquiétude cl de battements forts et dél-églés, si le pouls est feou (superficiel) el fort, c'est un bon signe, le malade |ieut être sauvé.
Si le malade a du délire, en même temps de la diarrhée, et si le pouls est hiu (vide) et petit, la mort est certaine.
Dans les enflures du ventre, le pouls feou (superficiel) et fort est d'un bon diagnostic; Ata (vide) et petit, mauvais diagnostic.
Fièvres malignes provenant du chand et du froid , rkany-hon ; le pouls /êoa-Aoa^-cAo (snperficicl, débordant, précipité) est d’un bon diaguo.slic ; s'il est Ai'a (vide) et petit, mauvais diagnostic.
DIAfAOSTinS DES MALADIES PRIXCIPALES PAR LE POI LS. 5»
Siao-ko (maladie de la soif) : le pouls chô (prccipilé) et fort est d’un Ik»ii diajjiiostic ; hin (vide) et petit, mauvais diagnostic.
Hémorrliagic : le pouls trhin-sy (profond, faible) est d'un bon diagnostic ; yêoM (superficiel) et fort, mauvais diagnostic.
Oppression , haleine courte ; le pouls feou-hoa ( su|>erficiel , glissant) est d’un bon diagnostic; feou-hong (superficiel, débordant) , mauvais diagnostic.
Diarrhée, dysscnteric ; le pouls oury (petit) est d’un bon diagnostic ; yèoB-éonijr (superficiel, débordant), mauvais diagnostic.
Hydropisie : le pouls feon-hony (superficie!, débordant) est d’un bon diagnostic ; tchin-ty (profond, faible), mauvais diagnostic.
Cardialgie, coliques ; le pouls Ichin-sy (profond, faible) est * d'un bon diagnostic; feou (superficiel) et fort, mauvais diagnostic.
Enflure superficielle : le pouls feou (superficiel) est d'un bon diagnostic; ouey (faible), mauvais diagnostic.
Crachement de sang : le pouls trhin-yo (profond et très-faible) est d'un bon diagnostic; che (plein), mauvais diagnostic.
Vomissement de sang : le pouls feou-yrvu ( superficiel , mou ) est d’un lion diagnostic; lehin-fiu (profond, fuyant), mauvais diagnostic.
Réplétion interne : le pouls hony-che (déliordant, plein) est d’un bon diagnostic; Ichin-sy (profond, faible), mauvais diagnostic.
Diarrhées persistantes : le pouls ouey-sy (petit, faible) est d’un bon diagnostic; feou-hony (superficiel, débordant), mauvais diagnostic.
Sueur extrême l'tc pouls kiu (vide) et petit est d’un bon diagnostic; hien-lsou-chd (trémuleux, serré, précipité), mauvais diagnostic. ■ '
Maladie après l'enfantement ; le pouls ouan-hoa (lent modérément, glissant) est d'un bon diagnostic; hien-cho (trémuleux, précipité), mauvais diagnostic.
Kpn isement interne ; le pouls trhin-sy (profond, faible) est d'un bon diagnostic; hony (débordant) et fort, mauvais diagnostic.
Choléra : le pouls feou-hony (superficiel, débordant) est d’un bon diagnostic; sy-ouan (faible, lent modérément), mauvais diagnostic.
Blessure, plaie causée par le feu ; le pouls owey-sy (petit et faille) est d'un bon diagnostic; tsou-cho (serre, précipite), mauvais diagnostic. ^
Phthisie : le pouls feou-hoa (superlicicl, glissant) est d’un bon diagnostic; tsou (serré) et fort, mauvais diagnostic.
Apoplexie : le pouls kin-sy (tendu, faible) est d’un bon diagnostic ;/êo« (superficiel) et fort, mauvais diagnostic.
Obstruction des intestins : le pouls hoa (glis.sant) et fort est d’un bon diagnostic; sr-sy (aigre, faible), mauvais diagnostic.
Epilepsie ; le pouls feou-ouun (superficiel, lent modérément) est d’un bon diagnostic; tsou-ehr (serré, plein), mauvais diagnostic.
Ventre enllé, dureté dans la région de l’estomac, sécberessc accompagnée de vomissements ou de nausées, chaleur aux mains et aux pieds ; le pouls Ichin-ty (profond, faible) est d’un mauvais diagnostic.
Toux sèche, émission de sang par les voies urinaires, maigreur : le pouls chr (plein) et fort est d’un mauvais diagnostic.
Trhony-nyo : le pouls kiii-sy (tendu, faible) est d’un bon diagnostic ; /èo« (superficiel) et fort, mauvais diagnostic.
Blessures avec hémorrhagie abondante : le pouls sy-hiu (faible, vide) est d’un lion diagnostic; chv (plein) et fort, mauvais diagnostic.
Poison : le pouls hony (débordant) et fort est d’un bon diagnostic ; fy (faible) et petit, mauvais diagnostic, surtout s'il y a vomissement de sang.
Délire ; le pouls hony (débordant) et fort est d’un bon diagnostic; yeoH-fy (très-faible et mou), mauvais diagnostic.
Maladie de l’estomac. : le pouls oey-sy (petit, faible) est d’un bon diagnostic ; kin-cho (tendu, précipité) ou feou-ta-trhany (superficiel, fort, long), mauvais diagnostic.
§ XVI. — ron.s do\t i.ks ii.vttbmrnts sont ixTKRnoueis.
Nous avons dit plus haut que le pouls donnant quarante-cinq battements convenables indiqiiail félat de santé. p]ii examinant le pouls du cu'ur, si après trente et un battements le pouls devient tout à coup plongeant, fuyant, et tarde à revenir comme au]>n-
POILS DOXT LES BATTEMEXTS SO.VT IXTERROMPIS.
ravant, dans toute autre saison que le printemps, il annoncera une affection très-grave.
En examinant k pouls du foie, si l'on trouve quarante-cinq battements convenables, c'est signe de santé; si après trente-six battements il se plonge un peu, s'arrête et revient, il indique chaleur excessive et lésion dans le foie; si après vingt-neuf battements il devient se (aigre) et parait vouloir se cacher, le foie est très-alTecté, il y a obstruction , les jointures des membres s'en ressentent; cela va communément de mal en pis jusqu'à la mort qui s'ensuit. Si après dix-neuf battements il se plonge, se relève, puis continue ainsi, le foie est entièrement gâté, il ne fonctionne plus, tout remède est inutile.
Si le pouls des reins ou de la vessie a quarante-cinq battements, ces viscères sont sains ; si au-dessous de trente battements le médecin le trouve cho (précipité) ou hien (trémuleux), les reins souffrent de chaleur; s'il devient tout à coup trè.s-lent, le mal est très-dangereux et demande un prompt secours; si après vingt-cinq battements il se plonge, les reins ne font plus leurs fonctions, la mort ne tarde pas à venir.
Eu examinant le pouls du poumon, s'il donne quarante-cinq battements convenables sans interruption, le poumon est sain; s'il est très-précipité, les poumons souffrent de l'air extérieur; si après vingt-sept battements il devient tout à coup très-lent, le poumon souffre du froid , affection peu dangereuse ; si le pouls devient tout à coup profond, c'est signe d'assoupissement; si après douze battements le pouls s'arrête, c'est signe de toux, crachats mêlés de pus, les forces manquent, les cheveux se hérissent, affection très-grave.
En exiiininant le pouls de l'estomac , si l'on trouve quarantecinq battements convenables, c'est signe de santé; s'il devient trèsprécipité, l'excès de chaleur dans restomac trouble la digestion des aliments; au-dessous de quarante-cinq battements, s'il est languissant et très-lent, c'est un signe de vomissement et de mort prochaine.
En examinant le pouls du rein droit (porte de la vie), si l'on trouve quarante-cinq battements réguliers , c'est signe de santé ;
MÉDECIXR DES CHIXOIS.
si après dix-iicur ballcincnts il so plonge, puis s« replon,ge sans se relever loiiglenips après , le malade court risque de mourir bientôt; sur cent, à peine si un seul peut être sauvé.
§ XVII. POI LS DBS rKMVIKS.
Les femmes ont communément le pouls assez plein au tche, mais plus fort au bras droit qu'au bras gauche. Si on leur trouve le pouls des reins otiry-sr-fcou (petit, aigre, superficiel), ou bien le pouls du foie (aigre, précipité), il y a obstniclion, déran-
gement dans la nienslrualion. Il en est de même quand le Irke est hou (glissant) et interrompu, ou bien petit et khe (lent).
Menstrues trop abondantes, pouls Ichin-sy (profond, faible).
.Menstrues apparaissant avant l'époque périodique, pouls Ichinc//o-sè (profond, préeipilé, aigre).
Menstrues apparaissant après l'époque périodique, pouls tekintche (profond, lent).
Menstrues iiisufiisantes , pouls ocy-sé^/cou (petit, aigre, superficiel ).
Suppression des msentrues, pouls /c/z/n-^tn (profond, tendu) ou khin-xy (profond, faible).
Leucorrhée, pouls hou (glissant) ou hoa-sy (glissant, faible).
Suppression des lochies, pouls ^o(/-/zco« (superficiel, rompu).
Si une femme, qui d'ailleurs se porte bien, a le pouls régulier, superficiel ou profond, selon qu'il doit être aux difl'érents endroits où l'on tàte le pouls, si les menstrues n'apparaissent pas , c'est qu'elle est enceinte. On en aura une nouvelle preuve si le khe est haut et plus vigoureux qu'a l'ordinaire. Kn outre, si une femme est d'un tempérament délicat, si en pre.ssant fortement le doigt sur le pouls du cubitus (kouan), on sent les battements sans interruption, si les règles .sont arrêtées, c'est signe quelle est enceinte. 11 eu est de meme si les menstrues d'une femme cessent de pnraitre à l'époque périodique et que ses six pouls soient naturels; enfin si le tsuen est petit, si le kouan est hoa (glissant), si le tche est (7(0 (précipité), et que cela dure régulièrement, si ce n'est qu'on découvre pur intervalles quelques battements semblables aux picotements d'un oiseau , la femme est enceinte.