DÉPARTEMENT DU PUY-DE-DOME
Médecins.
Artauld (Antoine), natif d'Ambert, âgé de 62 ans, reçu Docteur-Médecin en Tannée 17769 à Avignon, département de Vaucluse; ont signé sur ses lettres: les citoyens Levieux, Calreet et Caslaldy et exerce depuis 46 ans à Ambert.
AviNEiNT (Joseph), natif de Billon, âgé de 69 ans, reçu Docteur-Médecin en Tannée 1764, A Montpellier, département de THéraultf, ont signé sur ses lettres : les
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rens HagueDot, Sauvage, Fizes, Leroj,Barthés, etc. [crce depuis quarante-huit ans à Billom.
ota. — Le citoyen Avineint a été nommé en lySi corondant de la société Royale de Médecine,à Paris,et rlédecin en chef de Thospice civil de Billom. >ULHOuzE (Pierre), natif de Courpière, âgé de 3i reçu Docteur-Médecin en Tannée ijgS^k Montpeldépartement de THérault. A signé sur son dile : le citoyen René, professeur et doyen, et exerce lis 5 ans à Escoutoux.
s Blanc-Desmas (Jean-François), natif de Brîoude, de 48 ans,reçu Docteur-Médecin en Tannée ijSo^k tpellier, département de THérault; ont signé sur lettres : le citoyen Barthés, chancellier, et Vincent, étaire, et exerce depuis 20 ans à Viverols.
ONBUR (François), natif de Vie-sur- Al lier, âgé de ns, reçu Docteur-Médecin en Tannée /7p/,à Naniépartement de la Meurthe ; ont signé sur ses let- : les citoyens Jadelot, vice-doyen ; Guillemain, snt ; Nicolas, professeur, et Tournay, secrétaire, et ce depuis 1 1 ans à Vic-sur-Allier.
[NEAU (Pierre-Benoit), natif de Glermont-Perrand, de 55 ans, reçu Docteur-Médecin en Tannée 1777^ ontpellier, département de THérault ; ont signé sur lettres : les citoyens Barthés, Chancellier, Vincent, étaire, et exerce depuis 25 ans à Nonette.
AULZET (André),natif de Billom, reçu Doctear-Méde- Bn Tannée i783,à Montpellier, département de THét; ont signé sur ses lettres : les citoyens Gouan, esseur, et René, sous-doyen, et exerce depuis 17 à Billom.
Chirurgiens de première classe.
ARRièRB (Marc), natif de Chamé^ne, âgé de l\i ans,
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reçu chirurgien en Tannée ij88^ à St-Germain, département du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses lettres : les citoyens Cornudet, lieutenant, Viallette, greffier, et exerce depuis 17 ans à St-Germain.
Bàrrt (Martial), natif d'Ambert, âgé de 34 ans, reçu chirurgien en Tannée lySS^ à Bordeaux, département de la Gironde ; a signé sur ses lettres : le citoyen Bauny, greffier, et exerce depuis 2 ansà Viverols après cinq ans de service sur les vaisseaux de TÉtat, et cinq ans dans les armées en Italie.
Bergounioux (Pierre), natif de Maringues, âgé de (\0 ans, reçu chirurgien en Tannée lySy^ à Riom, département du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses lettres : les citoyens Cornudet, lieutenant, et Vialette, greffier et exerce depuis i5 ans à Maringues.
Brunel (Joseph), natif d'Issoire,âgé de 60 ans, reçu chirurgien en Tannée lyô^^ k Riom, département du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses lettres : les citoyens Ver* niot, Mallet, Cornudet, etc., et exerce depuis 38 ans à Thiers.
Ghàretre ( Annet), natif du Vic-sur-Allier, âgé de 65 ans, reçu chirurgien en Tannée ij65, à Clermont-Ferrand, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres : les citoyens Jaladon, lieutenant, et Buglière,secrétaire, et exerce depuis 37 ans à Vic-sur-Allier.
Cledière (François), natif de Vertaizon, âgé de 36 ans, reçu chirurgien en Tan /ypo, à Clermont, déparment du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses lettres : les citoyens Jaladon et Bonnet, et exerce depuis 12 ans à Mezel.
Glediére (Jean-Baptiste), natif de Vertaizon, âgé de 36 ans, reçu chirurgien en Tannée lygo, à Clermont, département du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses letres : les citoyens Jaladon et Bonnet et exerce à Vertaizon.
Nota, — Le citoyen .Cledière a été breveté d'après
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an concours, chirurgien major de la première demibrigade d*infanterie légère, et exerce en cette qualité.
Colin (Guillaume ', natif de Glermont-Ferrand, ig"é de 87 ans, reçu chirurgien en Tannée lySSy à Eliom, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres : les citoyens Gornudet, président, et Vialette» secrétaire, et exerce à Saint-Gervais.
Constant (Jean-Baptiste), natif de Thiers, âgé de 46 ms, reçu chirurgien en Tannée 1^84^ à Riom, départe" ment du Puy-de-Dôme; ont signé sur seslettres : les ci- :oyens Vallet, Gornudet, Barthélémy, D"-Médecins, ît Vialette, greffier, et exerce depuis 18 ans à Thiers.
FouRNiER (Jean), natif du Broc, âgé de 45 ans, reçu chirurgien en Tannée lySo^ à Yssoire, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres : les citoyens Malbet, Vialette, Verniol, Vallet, et exerce depuis 22 ans à Bras sac.
GoRY (Guilbert), natif de St-Priest-des-Champs, âgé ie 46 ans, reçu chirurgien en Tannée 776*6, à Riom, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur les lettres : les citoyens Gornudet,Ghoisserig,Barthelemy,ViaIlette, etc., et exerce depuis 16 ans à Espinasse.
HuMBERT (Claude-Antoine), natif de Brioude, âgé de 33 ans, reçu chirurgien en Tan 7, à Lille, département du Nord; ont signé sur son diplôme: les citoyens Becu, Maugin, Gavailier, Feron, Barcelaû et Pionnier, professeurs ; et exerce depuis 2 ans à Sauxillanges.
Lassier (Antoine), natif de Vic-sur-Allier, âgé de 46 ans, reçu chirurgien en Tannée 1^84-^ à Glermont-Ferrand, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres : les citoyens Jaladon etBonnet,greffiers;et exerce depuis 18 ans à Vic-sur-Allier.
Lavaisse (Jean-Baptiste), âgé de 33 ans, reçu chirurgien en Tan 8, à Paris; ont signé sur son diplôme : les Professeurs de Técole de Médecine, les citoyens Ghaussier, Leclerc et Thouret, directeur; et exerce depuis
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Tan 8 dans rarroadissement d'Ambert, département de Puy de-Dôme.
MoNTELOY (Antoine-François), natif d'Auzelle,â^é de 4i ans, reçu chirugien en Tannée 1786^ à Riom, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres : les citoyens Cornudet, lieutenant,et Vialelte, greffier, et exerce depuis 17 ans à Auzelle.
Noyer (Gilbert), ratif de Mozun, âgé de 60 ans,reçu chirurgien en l'année iy68, à Riom, département du Puy-de-Dôme; ont signé 8ur ses lettres : les citoyens Verniol, Voilant, Barthélémy, Cornudet, et exerce depuis 34 ans à Meringues.
PmLiBERT (Jean-Baptiste -Jérôme), natif de Brioude, âgé de 47 ans, reçu chirurgien en Tannée lySSy à Riom, département du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses lettres : les citoyens Berthelemy, D'- Médecin, Cornudet, Mazuer, Vialette, etc., et exerce depuis 18 ans àSauxillanges.
Régnier (Nicolas), natif de Saint-Germain-des-Fossés, âgé de 58 ans, reçu chirurgien en Tannée iyyô, à Riom, département du Puy-de-Dôme ; ont signé sur ses lettres : les citoyens Barthélémy, Dr-M6decin, Viallette, Cornudet, etc., et exerce depuis 27 ans à Limoux.
RiGAuo (Grégoire), natif de Cunihat, âgé de 60 ans, reçu chirurgien en Tannée lyji^ à Riom, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres: les citoyens Verniol et Vialette, et exerce depuis 3i ans à Cunihat.
RiGAUD jeune (Claude), natif de Cunihat, âgé de 48 ans, reçu chirurgien en Tannée iy82, à Riom, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres: les citoyens Cornudet, lieutenant, et Viallette, greffier, et exerce depuis 20 ans à Cunihat.
Roux (Jean-Baptiste), natif de Marlres-de-Veyres, âgé de 3i ans, reçu chirurgien en Tannée lygs, à Clermont-Ferrand, département du Puy-de-Dôme; ont signé sur ses lettres: les citoyens Afonestier, médecin, Bonnet,
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^hirarg'îeD, Delarbre, professear, etc., et exerce depuis ans, à Ënnezat. Breveté en lygS^ chir'urg'ien des lôpitaux militaires, son brevet signé : Gautier, adoint.
Lenetaire (François), natif de Chareussat, âg^é de h ans, reçu chirurgien en l'an 6, à Montpellier, déparement de l'Hérault; ont signé sur son diplôme: les ciojens Dumas, Beaume, Broussonnet, Petiot, Fouquet, \ené et Perron, et exerce depuis 6 ans à Ghareussat.
Nota. — Ce citoyen secrétaire compte plusieurs années le service près l'armée de l'Ouest en la qualité de troi- ;ième et seconde classe, commissionné par le Gonseil le santé.
Chirurgien de deuxième classe.
Argillier (Robert), natif de Chauriat, âgé de 82 ms, nommé officier de santé des Côtes de La Rochelle m l'année 1798, à'Paris. A signé sur sa commission : e citoyen Blanchard, pour le ministre de la Guerre, et xerce à Clermont.
Chirurgiens et pharmaciens dont le grade n'est pas précisé.
Chambige (François), natif de Vassel, âgé de 3i ans, lommé pharmacien en Tan 2 pour l'armée des Pyrélées-Orientales; a signé sur sa commission: le citoyen Hamant, pharmacien en chef dudit corps, et exerce lepuissix ans à Billom, département du Puy-de-Dôme.
Trunel (Joseph), natif de Billom, âgé de 3o ans, iommè officier de santé en l'année 1790, pour le régilentde Port-au-Prince; a signé sur sa commission : le itoyen Carré, chirurgien en chef de ce régiment, et xerce à Billom, département du Puy-de-Dôme.
Nota. — Le citoyen Truel est revenu en France sur 3 navire la Révolution^ en qualité de chirurgien en hef.
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La vie quotidienne et les
honoraires d'un médecin clermontois au XVir siècle
Le livre de comptes que nous publions en partie (i) nous a paru avoir une certaine importance au point de vue de l'histoire des médecins dans les gfrandes villes de province, et, si malheureusement il ne nous a pas été possible d'en connaître Taiïteur, nous avons pu, grâce à lui, suivre de près la vie de ce praticien pendant vinçt ans (1659-1679).
Les trois années que nous donnons, marquent, nous semble-t-il, les grandes étapes de sa carrière médicale.
En 1669, c'est le praticien qui débute; sa réputation de bon élève Ta précédé à Glermont; il a un noyaii de bons clients et il note avec complaisance ses premiers succès.
En 1669, nous entrons chez un médecin arrivé, il soigne les nobles et le clergé ; ces messieurs de la Cour des Aides et du Présidial sont les habitués de son cabinet de consultation. Notre homme a augmenté sensiblement ses prix et ses déplacements sont onéreux pour ceux qui le font appeler; mais il soigne pour rien le menu peuple et la canaille!
En 1679, ^® maître a vieilli ; certes la belle clientèle lui reste, mais de jeunes confrères ont dû s'installer dans le voisinage,car le nombre de ses malades a diminué. Il n'apporte plus le même soin à tenir son livre de comptes et les prix ne sont presque plus indiqués.
Et le vieux médecin doit mourir juste à temps pour ne pas assister à sa décrépitude, laissant à ses héritiers le soin de recouvrer ses honoraires, ce qu'ils ont l'air d'avoir fait avec zèle, car la présence de ce livre intime au milieu de pièces de procédure, nous laisse supposer qu'il y fut déposé à l'occasion de quelque contestation successorale.
(î) Archives du Puy-de-Dôme, série B, Présidial de Glermont, liasse 858. — Petit registre recouvert en parchemin et mesurant i5 cent, sur 26. A la deuxième page est écrit : « Sit nomeo Domini benedictum. » Début août i65g ; fin août 167g.
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Mémoire des malades que je pance depuis que je suis à Clermont (1659).
Du mois d'août 1659.
Premièrement je pancé M' Gareau (i), écolier à Mon t f erra nd, d'un coup de couteau qu*il reçut entre la sixième et la septième côte pénétrant dedans la capacité de la poitrine du 24 août lôôg 18 livres.
Pleus le 25 je vue le fils de M'^ Barbe quatre jours de suite de sa maladie.
Pleus le 26 septembre je luy ay randa une visite.
Pleus le i4 octobre je luy ay randu une autre visite.
Pleus le 8 et 9 novembre je vue le fils de M. Barbe de la mesme maladie.
Pleus le i4 une autre visite.
Pleus le 3o une autre visite.
Pleus le 2 décembre je luy ay randu une visite.
Pleus le 17 décembre je vue le fils de M. Barbe de la mesme maladie.
Du*tnois de septembre 1659.
Premièrement le 2 septembre revue une religieuse à Sainte-Marie à Montferrand
Pleus le 3 une autre visite aux mesmes relig-ieuses.
Pleus le 5 je veu un g'enlilhomme à Ste-Barbe d'une maladie qu'il avait à la bouche 3 1.
PleusleGjcestévoirM'^^lacomtessedeBrion. 12 1.
Pleus le 10 pancé M*" Ghapart d'une extantion qu'il receut au genouil 1 1 1.
Pleus le 12 je esté chez M^ de Peirusse et extirper un estcùbonio à M'^ Anglarès son fils .^8 1-
Pleus pour avoir veu un malade à St-Germain.
(i) Nous conservons l'orthographe de Vauienr,
Pleus le 20 septembre je seig^né la mère Gordier à Sie-Marie à Monferand i 1. lo sols.
Pieas le 28 je ouvert un ancilops à la fille de M'Aragonesetpancéeà Ste-Marieà Clermont. 88 1.
Pleus le mesme jour je seigné mère Gordier à Monferrand 2 1.
Pleus le mesme jour je veu le fils La veyrie d'une fistule au périnée i 1. 10 s.
Du mois d'octobre 1659.
Premièrement le 5 j'ai fait une incision à une petite fille à Monferrand il. 10 sols.
Pleus le 8 je pancé un masson d'une ophtalmie.
Pleus le 12 je pancé M^ de La Sagne d'une maladie secretle 21 1.
Pleus le 18 je pancé M. Técuier Ghampflourde deux fistules au fondement, Tune pénétrante et l'autre extérieure i55 1.
Pleus le 26 je pancé la fille de M^ Dounié, procureur, d'une ulcère qu'elle avait à l'ang-le de la mâchoire inférieure 60 1.
Du mois de novembre 1659.
Le premier de ce mois je fait deux insisions au bras de M, Guilebeau, pour une fluxion et pancé l'espace d'un mois 90 1.
Pleus le 3* je pancé une fille de MrEmery procureur d'une carie à l'extrémité du cubiteus. . > 60 1.
Pleus le ti jéambeaumélecomte de Ganîllac 60 1.
Pleus le mésme jour je faict une seigné . i5 s.
Pleus le 10 je pencé une petite chez Mr le Gonseiller Ghampflour, d'une plaie à la teste pénétrant jusqu'à l'os 27 1. 10 s.
Pleus le i4® je seigné Mademoiselle Ghampflour i5 s.
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euslei4^je seigné la fille (leM. Bourlin lo s. eus le 28 je faict une ÎDsision et pancé d'un bub- ^rénérieo M^ Reinaud, marchand, de Moulin.
Du mois de décembre 1659.
premier du mois je seigné un marchant de Mou-
I I. lOS.
ïus le 4 je seigné une fille chez Mr Champflour
eus le 10 je seigné M' le doyen Champflour
5US le 12 je pancé la famé d'un boucher, tout de- MrRochette, d*une ulcère qu'elle avait à la jambe,
en déduction 5 1. 10 s.
îus le i4 je seigné un marchand de Thiers
I 1. 10 sols
ÎUS le i6™«jé receu d'une maladie secrette. 1 1 1.
Du mois de janvier 1669.
4 j'ay pancé d'un abzès dans Toreille Mad*** )Iaure, petit fille à M"" le marquis de Sainctheram
ice de quatre jours 5 1.
ÎUS ledit j'ay pancé M*ie de Gondat d'une petite
e] au coin de l'œil
ÎUS les mesme jour j'ai seignié Madame de La Fo-
ms le mesme jour j'ay pancé M*^ le chanoine Sa- 1 d'un ulcère réouvert sur la maléole interne et j'ay ly les remèdes les paces de six semmaines ÎUS le 1 3°** j'ay pancèd'un petit ulcère à la jambe ieur de Marsilat, directeur des gabelles deBrioude
JUS le i5 j'ay veu Mr Dumas, le fis, d'une doleurà
îd 21 l.
ÎUS le 16 je esté à Virone, proche Gunliat, pour
M' Bardon malade d'un ulcère chancreus à lèvre 20 1.
Pleas le 21 je seigné Madame de Cheaoise i5 s.
Pleus le 22 je pancé M. Messes Chanoine de Sainct- Génès, d'une maladie sécrettejusqu*au ii février.
Pleus le 23 je seignée M"« de TEsclache. i5 s.
Pleus le 24 je seignié M™« do Chénoise. . . i5 s.
Pleus le 27 je seignié Madame Marotin. . . 10 s.
Pleus le 29 je donne des remèdes à Monsieur de La Fage, nepveu de M. le Doien de Billon, pour une petite incomodité 22 1.
Du mois de febvrier 1669.
Le 4°® j*ay apliqué dé vantouses escarifiées à M™* de Chénoise 3o s.
Pleus le 5 jéseignié M™® Marotin à TEclache 10 s.
Le 7 je retourné voir M*^ Dumas pour son mal au pied et luy ai faict uneinsision, outre les quatre voiages que je luj avais randu avant qu*il partit avant dalé à Ardes, je lé veu jusques au dixième du mesme mois péiié.
Pleus le i3 j*ai consulté avec M®* La porte etMorages pour Mad"* Périer d'une tumeur au vautre. . . 3 1.
Pleus le i5 j*ay seignié du piedM'^® Dumas. 1 1.
Pleus le 16 je ouvert une pustule froide à la lèvre de Madame Martin et lé veue cinq jours. . 4 1* 10 s.
Pleus le iSj'ay randu une visite à Mademoiselle du Chariol pour une tumeur à un sain 3 1.
Pleus le 26 j'ay seignié de Tartère le fils de M. Talliandier 3 1.
Pleus le mesme jour j*ay mis des amplâtres sur une glande au col du fils de maistre Biaise Gerins jusques aux seize avril i5 1.
Pleus le 27 j'ay consulté pourMad'*^ Croisic de Monsibrand d*un mal qu'elle avait au sain 31.
Pleus le mesme jour j'ay seignié la famme de Dieu- Doné Boutonier i s.
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*Jeus le 28 je lay ancore seig-uié du mesme s I s.
Du mois de mars 1669.
.e premier j'ay seignié la famme de Dieu-Doné
itonier i s.
*lcus le 3 j'ai seigcoié M' le Prieur i5 s.
4eus le 4 j'ay traicté d'une chaudepisse M"^ An-
îu 10 1. 10 s.
*Ieus le 7 j'ay extirpé un polipe à la fille de maistre Q Paré, j'ay fouroy tous les remèdes et Tay panceé jues au 25 may.
leus le 10 j ay seignié la famme de maistre BInise
in If.
'leus le II j'ay seig-nié Monsieur de Marsilat, visi-
• des g-abeles de Brioude 35 s.
leus le i4 j'ay seig'nier la fille aînée de M'' le mar- 3 de Sainctheren, chez Madame Tabesse de l'Ecla-
leus le 17 j'ay seig^nié la petite de M. le Marquis
^ércn 20 s.
leus le 19 j*ay veu M"" Boucheran pour un ulcère
1 avait à la verg'e.
leus le 20 j'ay donné une ordonnance à M"" du Four
^anche 1 5 s.
leus le 23 j ay faict deux insisions à la verge de
Boucheran.
leus le mesme jour j'ay pancé d'une plaie à costé
sourcil M"^ le Marquis de Pont-du-Château pour
leus le 25 j'ay fait une insision à un doit des Is de M' le chanoine Savaron, et l'ay pancé et fouruy ■emèdes jusqu'au quatrième avril, deux fois le jour, leus le 29 je réduite une jambe rompue à un des mts de M' Trotié*Lavor i4 1.
Du mois d'avril 1669.
Le 8 je araché une dent à la fille ainée de M"" le prédent de Valdaj^uès 1 5 s.
Pleus le 16 j*ay ouvert un [abcès] au col du tils de maistre Biaise Gérin, je le pancé jusqu'au 26 may 35 l.
Plus le mesme jour j'ay veu un dragon de la compag-nie de M^ de Baraihe pour un mal qu'il avait à une jambe.
Pleus le 19 j'ay esté couché à Riom pour voir Monsieur le marquis de Chateaugué pour une incomodité qu'il avait et revenir le lendemain 22 1.
Du mois de may 1669.
Plus le 24 j'ayesté à Plausat pour voir la jardinière de M' le Marquis de Bousol pour un abcez qu'elle avait à une mamelle.
Le 6 may j'ay esté à Monferrand pour ouvrir un abcez au genoul de Monsieur. . . N 4 1- 10 s.
Pleus le 7 j'ay seignié Monsieur Bourlin, l'advocat.
Pleus le mesme jour j'ay seig-nié Madame Grémilon.
Plus le 9 j'ay seignié M"" Bourlin.
Pleus le II j ay seignié Madame Belefame. i 1.
Plus le i3j'ay donné une prise de pillules à Madame Grémilon, composées de plusieurs extraits.
Pleus le i4 j*ay esté au Pont-du-Ghâteau voir M»' le Compte (siv) 41- 10 s-
Pleus le 1 5 je néloié les dents à Monsieur Ribeyre
Pleus le 16 j'ay veu M»* Pelissier, pour une petite tumeur à lajansiveet l'ay seignié le même jour 61.
Pleus le mesme jour esté à Montferrand pour voir la fille de Madame Portai, pour une tumeur augenoul. 3 1.
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— il7 —
Pleusle 17 j*ay consulté pour Madame la Marquise Pont-du-Château, pour une lumeurau ventre 3 1. IMeus le 22 j'ay seignée Madame Maiotin à TEclae.
Pleus le 26 j'ay seig-nié la plus petite des filles de
' le Comte de Saincthrem 2 1.
Pleus le 27 je donné une prise de pillules à Madame
émillon
Pleus le 3 1 je seignié la mesme petite de Monsieur
conte de Sainthren, à rEcIache 20 s.
Du mois de juin 1669.
Le 6 j'ay seignié de Tartère de la tanpe la fille de
Chardon, religieuse à THotel-Dieu 3 1.
Pleus le mesme jour j'ai donné deux prises de pti-
le purgatoire à M^ le conseiller Rochon.
Pleus le 1 1 je réduit le bras disloqué et la clavicule
npue à Monsieur l'écuier Chamflour.
Pleusle 12 je seignié Madame Perier à Bien- Assis.
Pleus le i3 je traicté d*un erpes à toute une jambe
Bis d'un nommé Munier, vitrier.
Pleus le i4 j'ay seignié Madame Marotin, chez
dame de l'EcIache . 10 s.
Pleus le 1 5 j'ay seignié la mesme 10 s.
Pleus le 20 j'ay seignié M' Bourlin, l'advocat. ^leus le 21 j'ay pançéMad^"® Arnaud, la marchande, n petit ulcère à la jambe, l'espace de quinze
rs I 1. 25 s.
i^leus le 24 j'ay pancé M*" Laborie, cavalier dans la mpagnie des dragons, d'aune plaie dans la jointure du t du milieu, à la première phalange.
Pleus le 25 j'ay veu d'une incommodité à un pied habitant de Seiza {Ceyssat) 3o s.
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Du mois de juillet 1669.
Le premier j'ai esté à Sémîé voir Monsieur le comte de Sainctbrem, pour une contusion qu'il avoit à la teste i5 1. 10 s.
Pleus le mesme jour j'ay pancé d'une petite tumeur sur le nez, un petit enfant chez M'' Martin, l'espace de huit jours 4 1- ïo s.
Plus le 4 j'ay esté à Sémié voir Monsieur le Comte de Saincthrem pour une chute 24 1.
Pleus le II j'ay veu d'un mal aux yeux et seigniè à l'artère un nommé Chausart, demeurant cler chez M' Tiolier.
Pleus le i3 j'ay donné une ordonnance à un nommé Caton de Montferrand 3o s.
Pleus le mesme jour j'ay araché trois racines de dents à M"" Bourliu, radvocat.
Pleus le mesme jour j'ay veu un enfant, fils à M' Boudet, marchan, pour une tumeur à une cuisse et à la hanche péié.
Pleus le 16 j'ay veu le mesme enfant péié.
Pleus le 17 j'ay sondé un enfant pour une rétention d'urine 3o s.
Pleus le mesme jour j'ay pancé d'un ulcère à une jambe M"^ Goncordan, marchant, jusques au 26 aoust et fourny ane partie des remèdes.
Plus le 18 j'ay consulté pour M^ Goncordan. 31.
Pleus le mesme jour je ouvert un abcès d'une matière froide sur la clavicule et la première coste au fils de M' l'advocat Maritan et lé pancé deux fois le jour, jusques au 3o aoust et fourny les remèdes.
Pleus le 19 j'ay seigniè M"^ Goncordan. . . ici.
Pleus le 19 j'ay ouvert un abcès à la joue de Monsieur Bourlin, advocat, et lé pancé et fourny les remèdes jusqu'au i3 aoust.
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Pleus le 20 j'ay veu d'une petite plaie à la teste une des petites de M" le marquis de Saincthren et d'une doleur à une main 5o s.
Pleus le 22 j'ay rendu une visite enfant de M' Boudet péié.
Pleus le 22 je pancé la famme d'un tisseran à la boucherie, d'un mal à une mamelle et fournj les remèdes 3o. s.
Pleus le mesme jour j'ay veu un dragon pour un abcès au col.
Pleus le 23 j'ay esté à Sarcenat pour voir un peisan de M"^ Savaron, mari de la Martine, lequel a voit les deux os du bras rompus en deus androits et la gangrène au desus du coude et une fracture de l'olécrane du bras droit et randu plusieurs visites. .... l^o \.
Pleus le 26 j'ay veu un petit de M"" de Féligonde, pour un abcès derrière l'oreille 3 1.
Pleui| le27 j'ay traicté d'un abcès à un bras le fils, d'un masson de Durtol et fourny tous les remèdes.
Du mois d'aoust 1669.
Le 6 jay esté à Monferand pour voir un anfant chez M"" Valnet pour des tumeurs escrofuluses, ... 31.
Pleus le mesme jour j'ay seignié Madame Martin, à l'Esclache 10 s.
Pleus le mesme jour j'ay seignié Gardie, regretier et luy aij mis un amplatre.
Pleus le 7 j'ay esté à Gannat pour ouvrir la vessie à Monsieur Tavernier, ellu de Gannat, pour une retan. tion d'urine et de sang entra vase dans ladicte vessie 1 2 1 .
Pleus le mesme jour M^ Delarbre a seignié Madame Marotin, du bras.
Pleus le 9 il seignia Madame Tilart, du pied.
Pleus le 10 il la seigna du bras.
- iîO -
Pleas le 12 j'ay pancé d'une tumeur au col une petite de M' Comordan, jusque au premier de l'autre mois et fourny tous les remèdes .
Pleus le 16 je seignié M-" Périer à Bien- Assis
Pleus le mesme jour j'ay seignié Madame Tillart, à TEclache 10 s.
Pleus le i7Jéseignié Monsieur Périer, conseiller à la Cour 20 s.
Pleus le mesme jour j'ay seig^nié Madame Marotin, chez Madame de l'Eclache.
Pleus le 18 j'ay seignié M"* le conseiller Périer. . . . 20 s
Pleus le mesme jour je esté à Gannat pour voir Monsieur l'élu Tavernier 27 1.
Pleus le 21 j'ay ouvert un abcès à un petit de M*" Boudet et Tay pancé trois fois le jour, trois jours, et depuis deux fois jusques au 24 septembre. 3o 1.
Pleus le 25 j'ay seignié M** Périer, conseiller à la Cour des Aydes 20 s.
Pleus le 28 j'ay veu M^ Rollet de Riom, pour une maladie d'yeux 3o s.
Mois de septembre 1669.
Le 2 j'ayseignié Madame de La Korest... . 10 s.
Le 4 j'ay esté à Sarcenat pour voir Jean Quatreousse.
Le 5 j'ay esté à Bien- Assis pour seignier Mr le conseiller Périer i5 s.
Pleus le 8 jô randu une visite à un gentilhomme logé à la Poule 3o s.
Pleus le 10 je seignié M^ Périer à Bien-Assis i5s.
Pleusie mesme jour je commancé à traiter d'une fistule lacrymaie M«l^^ Garnaud. 65 1.
Googk
us le II je pancé d'une petite plaie au front, la
le M^ le Procureur du Roy.
us le mesme jour j'ay limé les dents à Mad^® de
ac. ni.
us le mesme jour j'ay donné une ordonnance à
mme de Monferrand i5 s.
is le 12 je pancé d'une tumeur de derrière le col de M"^ Chabrol, orfèvre, et lé pancé et fourny les esjusquesau 1 6 octobre, is le mesme jour j'ay pancé d'une plaie à la teste ^0 de Grinat jusques au i5 novembre et fourny
nèdes 5o 1.
is le 1 6 je donné des remèdes à M»" Jonnel, lieudes gardes du corps, pour une maladie vénériene
isle mesme jour j'ayveu une damoisélle d'Issoire
une doleur à un jenou i5 s.
is le 17 j'ay recommancé à pancé Mr Mariton de
cère, jusques au trentième octobre.
us le 23 j'ay donné une pinte d'eau à Mad*^® de
ac II 1.
us le 29 j'ay seignié Madame de Ghenoise i5s.
Du mois d'octobre 1669.
7 octobre j'ay extirpé un sarcome sur le nez au
at de Monsieur Vincent 27 1. 10 s.
10 j'ay seig-nié Madame Vaché, à Saincte- Glaire
us le 1 3 j'ay seignié M'' de Brut, logé au Roy Armé, us le mesme jour j'ai seignié Madame Vaché, à
te-GJaire i5s.
us le i4 j'ay seignié Madame Perier. , . 20s.
us le mesme jour j'ay seignié son valet. 10 s.
us le mesme jour j'ay seignié la sœur de Madame ncte-Claire *,.,. i5s.
Googk
Pleus le mesme jour j*ay consulté pour le père Mège,
jacobin, pour une rétantion d'urine. , 3 1.
Pleus le i5 j'ay taillé le père Mèg^e, pour une suprésion d'urine, causée par une tumeur contre le rectum
et la vessie i lo 1.
Pleus le i6 j'aj pancé d*une plaiée sous Tesselle le chevalier de Chavaniat, jusques au 28 novembre 1 20 1. Pleus le 19 j'ay seig-nié un valet chez M*" le conseiller Périer 10 s.
Pleus le 20 j'ay seig^nié Taynée des filles de M. le
Marquis de Sainthren 20 1.
Plus le 23 j'ay pancé d'une plaie à la teste au-dessus du sourcil le fils de M. Chabrol, orfèvre, je l'ay pancé jusques au 7 novembre.
Plus le 28 j'ay arraché une dent à la sœur Suzon,
chezMroede l'Eclache i5 s.
Pleus le mesme jour j'ay traictc d'un abcès derrière l'oreille un petit de M. Taillandier, l'avocat et l'ay pance jusques au i5 novembre et fourny les remèdes.
Du mois de novembre 1669.
Le 16 j'ay seignié Mad"® Rochon, la veuve. 10 s,
Pleus le 20 j'ay seig'uié Mad^i® Fonfrede, la mère. i5 1.
Pleus le 26 je donné une ordonnance à un nommé Dussaur 1 5 1.
Pleus le mesme jour j'ay pancé la fille de Brun d'un abcès à un jenoul et faict plusieurs opérations.
PJeus le 26 j'ay seig-nié M"^^ Marotin, à l'Eclache.
Du mois de décembre 1 1669.
Le premier décembre j'ay la sœur de Fombone abcès du pied, à l'Eclache 20 s.
Le 4 j'ay sondé M. Chabié, Avocat du Roy à Riom, pour une carnositté 3 h.
Plus le mesmejour j'ay esté voir la nuit Mad^^* Rochon, pour une inflammation au gosier, causée par une ulcère 3 h.
Le 5 j'ay arachéune dent à une des petites de M. le marquis de Saincthren 3o s.
Pleus Je 17 j'aj seig-ni la fille aînée de Mi'e Rochon. 10 s.
Pleus le mesme jour j'ay esté à Maringues pour voir M. Vissaguet, pour un petit ulcère qu'il a au fondement..* 19 h. 10 l.
Pleus pour avoir pancé la fille d*un cellier, des ulcères scrofuleus, reçeu en déduction 5 h.
Pleus le 19 j*ay nétoyé les dents àM.Barel i3 h.
Pleus le 28 j'ay pancé d'une petite tumeur sous le manton une des petites de M. d'Albinat 3 h.
Pleus le 3i j*ay seignié Madame deCastillo i5 s.
Du mois de janvier 1679.
Le i4 je seigné une servante chez M' Savinac.
Pleus le i5 une autre seigné.
Pleus je seigné des deux bras la même servante.
Pleus le 20 je donné une ordonnance à M^i® deMarcenat, de Sauxillanges i5 sols.
Pleus je donné six onces d*amplâtre à M^^^* Sayinac en diverses fois pour ses enfants qui avaient mal au pied.
Du mois de février 1679.
Le i3 je esté à Beau mont voir la femme de Pierre Bernard et la seigné du pied.
Pleus le i4 j'ai esté la voir.
Pleus le i5 je luy ai fait porter un lavement laxatif.
Pleus le 16 je lui ai donné une fiole d'une potion cordiale.
Pleus le 1 7 une seignée.
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Pleus le 20 une potion cordiale.
Pleus le 22 une médecine.
Pleus le 23 une potion cordiale.
Pleus le 26 je commencé de pancé d'un bubon vénénérien un valet de M^ de Saint-Sandoux. ... 10 1.
Pleus le mesme jour Monsieur Graf est venu chez moi pour se faire traiter d'une inaladie secrette.
Du mois de mars 1679.
Le premier je commancé de pancer d'un mal aux doits du pied le petit Savinac.
Pleus le 10 et le 11 je randu trois visites à Madame de Grinac et luy ai donné demi once d'huile violât, pour tumeur à la teste.
Plevs le 12 j'ay esté à Beaumont pourvoir la femme de Pierre Bernard.
Pleus le mesme jour je seigné Madame de Grinac.
Pleus le i3 je envoie le garçon seigner la femme de Pierre Bernard.
Pleus le mesme jour je luy ai envoie une fiole d'un remède cordial.
Pleus le mesme jour je envoie une once d'un heaume pour les hémoroïdes et randu une visite à M"® de Grinnac.
Pleus le i5 je randu une visite à la femme d'un tisserand^ qui demeure proche Madame Dumas.
Pleus le mesme jour je esté à Beaumont voir la femme d'Estienne Venour.
Pleusle 16 je luy ai envoyé un lavement et une fiole d'une liqueur cordiale.
Pleus le 17 je luy ai envoyé une carte d'une ptisane astringeante.
Pleus le 18 je donné une médecine à la femme de Pierre Bernarol.
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Pleus le 19 je envoyé saigner la femme d'Etienne Venouret lui ay donné u ne décoction astreing^ente.
Pleus le 22 je envoyé un lavement à la femme de Venour, de Beaumont.
Pleus le 29 je luy ay envoyé une médecine,
Pleus le 3o je seignié M^^ de Grinac.
Pleus le 3i se envoyé une fiole d'une liqueur balsamique à la sage-femme de Beaumont.
Du mois d'avril 1679.
Le premier je esté à Beaumont pour voir la sagefemme.
Pleus le 2 je luy ai envoyé une médecine .
Pleus le 3 une fiole d'une potion cordiale.
Pleus le même jour je seigné son fils, dit Sabœstier .
Pleus le 4 je seignié du col un malade de Beaumont 20 s.
Pleus le mesme jour je arraché une dent à Monsieur Grasset 20 s,
Pleus le mesme jour je donné une prise de pillules à la sœur d'Amable, femme à Santon de Beaumont.
Pleus le mesme je donné quatre onces d'un remède lacétique à une malade de Beaumont.
Pleus le 9 je esté chez Estienne Josat, de Beaumont, fils à François 3o s.
Pleus le mesme jour je seigné du col la famme de Bernard, de Beaumont.
Pleus je randu une visite à la sage-femme.
Pleus je donné une médecine et une ordonnance à un charpentier du faubourg des Gras 3o s.
Pleus le 8 je donné une médecine aud. Josat 26 s.
Pleus je seigné du col lafemmedeJean Péghoux, fils du meunier de M™'' de Beaumont.
Pleus le mesme jour je seigné Josat du col. i5 s.
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Pleus je seignié la femme d'un [homme] de Passeport, nommé Ligier.
Pleus le la j*ai donné une médecine à la femme de Sudre.
Pleus le mesme jour je donné une prise de poudre pour la fièvre tierce à Josat de Beaumont. . • 3o s. Pleus le mesme jour je donné une prise de pillules à la femme de Jean Pejhoux de Beaumont.
Pleus je donné une médecine au gendre de la veuve de Jean Gedon de Beaumont.
Pleus le mesme jour je donné d'une médecine à la femme Sudre de Beaumont,
Pleus le 1^ je commencé de pancer d'une maladie secrète M. du Foust.
Pleus le i8 je donné une médecine à la femme du boulanger de Beaumont.
Pleus le mesme jour je donné une médecine à la femme de Luquet de Beaumont.
Pleus le 19 je seigné la femme dudit Luquet.
Pleus je randu une visitte à Sauvât de Beaumont. Pleus je randu une visite à la sage-femme.
Pleus le 20 je commancé de voir Madame Blatin, d'une fièvre double tierce.
PJeus le 28 je donné une médecine à la femme d'Anthoine Braj de Beaumont.
Pleus le 24 je donné une prise de poudre antifébrile
à Jean Chasagne, valet d'Anthoine Josat de Beaumont.
Pleus le 26 je donné une prise d'une poudre à la
femme d'un peisanl nommé Ligier,quy demeure à Pa-
seport.
Pleus le mesme jour je seignié Mad^*® Rochon
Pleus le 27 je donné une prise d'une poudre à la femme d'Antoine Bray.
Pleus je donné une prise de poudre pour les fièvres à Anthoine Mathieu-Robert de Beaumont.
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^leus le mesme jour je donné une prise de poudre à
bert Coisseran de Beaumont 20 s.
^leus le 28 une visite à la famme de Lig-ier de Pas-
)ort.
Meus le 29 je dçnné une prise d'un remède à la
ime de Jean Peghoux de Beaumont.
Meus le 3o je donné une médecine à la famme de
^ier de Passeport.
Meus je donné une ordonnance à une famme de
ntferrand 12 s.
Meus le mesme jour je donne une médecine au fils nthoine Mathieu-Robert de Beaumont. . . 20 s. Meus le mesme jour je commancé de voir un masson lade chez la Pautité (sic) 27 s.
Du mois de may 1679.
iC premier je commancé de pancer d'une playe à droit, Mad*'® de Grinnat, quatorze jours, leus le mesme jour je commande de pancer d'une Leur à l'angle de la mâchoire le fils de M. Fonlète
Montel-de-Jalap 3o 1.
leus le 3 je seignié la famme du serrurier qui
leure devant M. de Martillat
*leus le 5 je seignié du pied Madame de Jon-
re 3 1. 10 s.
4eus le 7 je le garçon la femme de Ponde Beaumont 10 s.
leus le 8 je donné une prise de poudre au meunier
\oyat.
leus le 9 je donné une ordonnance à Madame Fo-
de Maringues 3o s»
leus le 10 je donné une ordonnance à un homme de
itaigut-Le-Blanc 42 s.
leus le 1 1 je randu une visite à la famme du seru- , proche M. de Martillat.
Googk
PJeus le i3 une aatre visitte.
Pleus le i4 une seigné.
Pleus le mesme jour je seîg^né du col Josat de Beaumont qui demeure proche la porte.
Pleus le mesme jour je seig-né le meunier de Royat.
Pleus le i5 je rendu une visitte à la femme du serurier et un lavement.
Pleus deux visittes le i5 et le i6.
Pleus le 17 une autre visitte.
Pleus le mesme jour je seigné du col le meunier de Royat.
Pleus le 20 je seigné Madame Gousseyre ... 7 s.
Pleus le 21 je donné une médecine à Ëstienne Josat, de Beaumont.
Pleus le 22 je seigné M. Besse 10 s.
Pleus le mesme jour je donné une médecine au meunier de Hoyat.
Pleus le 28 une visitte à la famme du serrurier.
Pleus le 25 je donné une prise de poudre pour la fièvre au garçon de Paul Cassière de Beaumont.
Pleus le mesme jour je donné une prise de cristal minéral à Ëstienne Josat.
Pleus le mesme je donné une prise de cristal minéral au meunier de Royat .
Pleus le mesme jour je donné une prise cTépilauze à la famme d'Estienne Labonne, maréchal de Royat.
Pleus le mesme j*ur je donné une prise de poudre pour les fièvres à Gaspard Andan, de Beaumont.
Pleus le mesme jour je donne une ordonnance à rhomme d'afiFaire de Madame de Bonnet.
Pleus le 3o je donne une prise de cristal minéral à Ëstienne Josat, de Beaumont.
Plus le mesme jour je donné une prise de pillules. à Antoine Bony, meunier de Madame de Beaumont.
Pleus le dernier je donné une ordonnance. 10 s.
Googk
Pleus le mesme jour je donné une prise de cristal minéral à Estienne Josat, de Beaumont .
Pleus le mesme jour je seigné le meunier de Royal.
Du mois de juin 1679.
Le premier je seignié la fille de chambre de M^^^ Rochon 10 s.
Pleus le 3 je donné une médecine au meunier de Rojat
Pleus le mesme jour je commancé de pancer des escrouelles une des filles de M.Durand, sieur du Joannés et fourny les remèdes jusques au
PJeus le 4 je donné une prise de poudre pour la fièvre tierce 20 s.
Pleus le 5 je donné une prise de poudre pour la fièvre double tierce 27 s.
Pleus le 6 je donné une médecine à Madame Nicolas, veufve de M. Goug-eon, notaire à Beaumont. . .
Pleus le mesme jour je seignée son fils.
Pleus le mesme jour je donné une prise de cristal minéral au meunier de M™® de Beaumont
Pleus le 8 je esté à Beaumont pour le voir du Pouget . . . paie.
Pleus le mesme jour je seig'né la fille de M^^® Gougeon.
Pleus je randu une visitte à fa femme de Sudre....
Pleus une autre visitte à Gaspard Andan, de Beaumont.
Pleus le 8 je donné une médecine au fils de M"*® Goug'eon, de Beaumont.
Pleus uneseigniéeet un lavement à Gaspard Andan, de Beaumont.
Pleus le 9 je donné une prise de poudre pour la fièvre tierce à René Maurel, de Beaumont.
Googk
Pleas pour une visitte à la petite de M. Andrieu, de MontoD » . . 25 s.
Plus le 12 je donné une médecine à Anthonie Mathieu, de Beaumont.
Pleus une prïse de poudre à un garçon des séminaires 20 s.
Pleus une autre prise de poudre au frère de nostre bolanger 20 s.
Pleus le i5 je ouvert un abcès au fondement de Gaspard Andan, de Beaumont.
Pleus le mesme jour je rendu une visitte au sieur Pouget . . . paie.
Pleus je seig'né le petit-fils de N
Pleus le 16 je esté à Beaumont voir ledit Gaspard Andan et luj ai donné cinq amplatres.
Pleus je seignié la femme de Amable Luguet, de Beaumont.
Pleiis je randu une visitte à la Jalaude.
Pleus le 16 je commencé de traiter d'une carnosité M. de La Garde de Sainct-Maurisse, proche Rochedagoux. Reça en déduction vingt et une livres, pleus receu irante et quatre livres , le tout cinquante et cinq livres.
Pleus le mesme jour je donné une prise de poudre pour la fièvre de tierce à Amable Goudj, fils à Estienne.
Pleus le 17 je donné une prise de poudre pour la tierce à Pouget, de Beaumont paie.
Pleus le mesme jour je doné une prise d'un sirop émétique à Bernard de Beaumont 20 s.
Pleus je pancé d'un ulcère à une jambe la fille d'un peisant de Jeaude, nommée Françoise Manubry et fourny les remèdes.
Pleus le 19 je donné une prise de poudre au fils de René Maurel, de Beaumont.
Googk
Pleus le 23 je donné une prise de poudre pour la fièvre quarte à Martin Chabre de Romanat.
Pleus le 24 je sei|çniéM"*« Brunel.
Pleus le mesme jour je donné une prise de poudre à Bernard de Beaumont pour un de ses fils .
Pleus le 24 je donné une ordonnance 20s.
Pleus le 26 je donnédeTamplatreàMad^e N... 5os.
Pleus le mesme jour je donné une prise d'une poudre au fils de M"*® Brunel.
Pleus le 26 je donné une prise de poudre pour la fille de René Bobo, de Beaumont.
Pleus le 27 une seig*nié et une prise de poudre au fils de Anthoine Boucher, de Beaumont.
Pleus le mesme jour j'en voie un lavement àEstienne Josat de Beaumont'fils à Anthoine.
Pleus le 28 un autre lavement.
Pleus le 29 une médecine.
Pleus le 3o j'envoie seignié le fils d' Anthoine Mignon Taisné, à Beaumont.
Du mois de juillet 1679.
Le 3 je este voir Eslienne Josat de Beaumont, fils à Estienne.
Pleus le mesme jour je luy ay donné un lavement avec le catholicum et le miel rosat.
Pleus le 4 je seignié et donné une fiole d'eau pour les yeux à Laurent Blancher, de Beaumont.
Pleus le mesme jour je seignié René Gilet de Beaumont et le garçon une autre seignié.
Pleus le 9 un lavement à Estienne Josat de Beaur mont.
Pleus le mesme jour le garçon a seignié René Bobo de Beaumont.
Pleus le 10 je seignié du pied Etienne Josat.
Pleus je randu une visite à René Bobo.
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Pleus le mesme jour je commancé de pancer de deux fistules à une fesse avec carie M»» Gaudon et fourn j les remèdes.
Pleus le II je accomodé le nez rompu à M^^* Âulanier 4 1* lo 8.
Pleus le 1 3 je seignié le meunier de M">« de Beaumont.
Pleus le mesme jour je envoie une médecine à Estienne Jozat, de Beaumont, fils d'Anthoine.
Pleus je envoie le garçon pour seignié Bobo, de Beaumont.
Pleus le mesme une seigniée à Amable Coudj, de Beaumont.
Pleus le i5 je seignié M"® Aulanier.
Pleus le mesme jour j'accomodé la clavicule dislo^ quée au petit Fonlète 5 1.
Pleus le i6 j'envoie un lavement à Bobo.
Pleus le mesme jour je donné un prise de poudre pour la fièvre tierce à Ënthoîne Josat, de Beaumont, fils à Jean.
Pleus le mesme jour je commancé de pancer la fille de Biaise Lencat,deRomanat. Recea. 3 l, en déduction, pleus 4o sols.
Pleus le mesme jour le garçon a seigné N à
Beaumont.
Pleus pour une ordonnance à un homme. i4 ^*
Pleus le mesme jour je donné une prise de poudre pour la fièvre tierce à Bobo, de Beaumont.
Pleus le 7 je seigné la belle-fille de Ganne. 7 s.
Pleus le mesme jour je seignié Amable Coudy.
Pleus le mesme jour je randu une visite Bobo.
Pleus le mesme jour je randu une visite à Estienne Josat, fils à Anthoine.
Pleus le mesme jour je donné un remède pour la fièvre, pour un garçon d'Anthoine Maladit, de Beaumont. •
Googk
Pleus le 22 je donné une ordonnance à un homme
Maring'ues. 17 s.
Pleus le mesme jour je esté à Montferrand pour voir
père gardien 3 1.
Pleus le 28 je envoie une médecine à Amable Goudy.
Pleus le 25 je arraché une dent au fils aine de
, le Premier Président.
Pleus le 26 je luj ay donné une médecine.
Pleus le mesme je donné une médecine au meunier
Royat .
Pleus le mesme jour je donné une ordonnance.
Pleus le 28 je donné une ordonnance à M»»® Garnaud
Pleus le 3i je donné une ordonnance à la fille de »« Talon i5 s.
Du mois d'aoûst 1679-
Le premier je commance à pancer Sauvareux,
taire, d'une carnosité.
Pleus le mesme jour je veu d*un mal aux yeux un
Pant de Besse . , , i5 s.
Pleus le mesme jour je seigné Estienne Josat, fils à Lthoine.
Fin du registre .
La Prophylaxie et le Traitement des affections vénériennes en Auvergne, à la fin de l'Ancien Régime.
La prophylaxie et le traitement des affections vénériennes fut un souci constant pour les pouvoirs publics durant les cinquante dernières années de l'Ancien Régcime. On commençait à cette époque à ne pas considérer ces afFeclions comme le résultat unique de la débauche, et quelques esprits éclairés voulaient bien admettre qu'alors comme aujourd'hui le syphilitique est plus à plaindre qu'à blâmer.
Ce n'était certes pas encore l'avis de M® Jean Gaschier, sieur de Fontg-iève, lieutenant-g-énéral criminel en la sénéchaussée et siège présidial de Clermont, ni de dame Anne de Frédefont, son épouse, lorsqu'ils donnèrent, en 1682, la plus grande partie de leurs biens à l'ordre de Saint-Jean-de-Dieu, à la chargée de construire, à Clermont, un hôpital sous le vocable de Saint- Jean-Baptiste, où quatre religpieux soig'neraient les malades, à l'exception des femmes, des lépreux, incurables, vénériens et enfants au-dessous de huit ans (i).
Sous le règne du Roi'Seleil on traitait encore en
(1) C'est aujourd'hui l'Hôpilal-Génëral. (Arch, Hospitalières duP.'de-D: JV. AI.)
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parias les malheureux syphilitiques et il nous faut attendre près d'un siècle pour voir en Auverg-ne un philanthrope^ à l'esprit large et charitable, M. Mogue de Pomerol, conseiller à la Cour des Aides de Clermont, offrir,le 28 avril 1764, la somme de vingt mille livres pour fonder six lits dans le nouvel hôpital que l'on se proposait alors de construire, à la condition expresse que des salles spéciales y seraient réservées aux vénériens (i).
Si, grâce au legs de Mauguede Pomerol, rHôtel-Dieu de Glermont-Ferrand fut pourvu d'un service de syphilitiques, il n'en fut malheureusement pas de même de l'Hôpital-Général, car, dans un registre de délibérations de cet établissement, nous voyons que l'Intendant d'Auvergne est obligé d'insister afin d'obtenir une chambre séparée pour ces malades(2). Quoi qu'il en soit, Tadministration hospitalière ne perdait jamais ses droits, — pas plus que de nos jours du reste — et les malheureux spécifiques, réunis aux aliénés, pour la circonst9nce,ne pouvaient malgré tout entrer à l'Hôtel- Dieu qu'après une longue délibération des membres du conseil de cet hôpital sur l'opportunité et la portée morale de leur admission (3).
Cette grosse question de la prophylaxie des affections vénériennes n'avait fait [que peu de [progrès, lorsque M. de Ghazerat, intendant d'Auvergne,reçut,le 10 juillet 17 72, de M. de Sartines>lieutenant général de police de la ville de Paris (4), un exemplaire des : a observations sur les moyens de guérir à peu de frais les
(i) Ibidem: I. E, 17.
(2) Ibidem: Ul. E, i4.
{^) Ibidem: I. E, i8.
(4) Le lieutenant-général de police de Paris avait alors la surveillance des prostituées et s'intéressait naturellement atout ce qui touchait à la propagation des affections vénériennes. — Cf. Arrêt du Parlement de Paris, portant règlement sur le fait des maladies de la grosse Vérole. In Avenir médical de décembre iqo5.
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maladies vénériennes » par le sieur Gardanne, médecin. L'auteur s'offrait pour donner aux médecins, qui useraient de sa méthode, tous les renseignements qui pourraient leur être nécessaires.
L'intendant répondit qu'il allait installer dans sa généralité différents établissements ou les vénériens trouveraient à la fois les conseils et les soins que nécessiterait leur état, il demandait en même temps à M. de Sarlines de lui faire tenir à Glermont quelques exemplaires de l'ouvrage de Gardanne.
Le volume avait eu une très grande vogue et l'éditeur Ruault, libraire à Paris, rue de la Harpe, ne put adresser en Auvergne que quarante exemplaires de de la seconde édition, bien qu'on les lui paya à raison de dix-huit sols l'un (i) !
Cet ouvrage fut distribué aussitôt parmi les différents médecins et chirurgiens de la province et sa lecture provoqua en même temps que l'avis des chirurgiens de Glermont que nous rapportons plus loin, les réflexions suivantes de M^ Boirrat,médecin à Riom :
Réflexions de M. Boirrat sur le traitement des maladies vénériennes suivant la méthode de M. Gardanne (2).
Monseigneur,
Permettez-moi de proposer à votre Grandeur, sans cesse occupée du bonheur des peuples qui lui sont confiés, un nouveau moyen de signaler sa bienfaisance, un objet digne de son attention et de son amour pour le bien public.
Le mal vénérien répand dans les Provinces sa contagion : le peuplC; les artisans et surtout les jeunes gens en sont infectés ; de celte source empoisonnée naissent le désordre dans les mariages, des obstacles au progrès des arls^ à la
(i) Arch. P.-de.D : C, 1394.
(a) Arch. P.-de-D : G, iZgb,
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population. Quel préjudice pour l'Etat! rien de si important que d'y remédier.
Mais les moyens employés jusqu'à présent ont été insuffisabts et sujets à mille inconvéniens. Il fallait suspendre un travail nécessaire^ se soustraire pour un tems à la société, pratiquer un régime et des remèdes dont le nom seul dévoile la nature de la maladie et nuit à la réputation du malade. Enfin la cupidité de certains ministres de la santé avoit mis aux soins qu'elle exige un prix arbitraire et communément si haut, qu'il excédoit les facultés du plus grand nombre * ainsi la honte, le respect humain, l'indigence détournoient plusieurs malades de s'adresser aux geos de Tart et les forçoient de se confier à des ignorans qui paliioient le mal et le plus souvent encore ne faisaient que Taigrir bien loin d'y remédier. Combien de charlatans ont duppé le public en lui vendant bien cher, sous l'appas d'un remède prompt et infaillible, une fausse guérison.
Un médecin, ami de Thumanité, touché de ses misères et surtout des abus qui ont empêché jusqu a présent de rendre le soulagement aussi répandu que le mal, s'est appliqué à en simplifier le traitement et à le rendre si populaire qu'il n'y ait personne dans aucun état de la vie, qui ne puisse se le procurer gratuitement ou à peu de frais. Ce projet appuyé de l'autorité du Magistrat qui veille à la conservation des citoyens de la capitale, y a déjà été couronné du plus grand succès ; mais son exécution doit suivant les intentions du gouvernement s'étendre à toutes les Provinces du Royaume et servira sans doute de modèle aux autres Etats. C'est pourquoi plusieurs de Messieurs les Intendants ont témoigné à l'auteur du projet leur empressement, et Tont engagé à décrire sa méthode avec tant de clarté et de précision qu'elle puisse être à la portée de tout le monde.
Tel est l'ouvrage. Monseigneur, que j'ai l'honneur de vous adresser : peut-être que votre Grandeur en a déjà connaissance et qu'elle s'est occupée des moyens de la rendre utile ; mais si ses grandes occupations ne lui ont pas permis de vaquer à cet objet, j'espère qu'elle ne sera pas fâchée de la connaître et qu'elle ne désapprouvera point mes réflexions.
Ce projet, muni de l'approbation de la Faculté de Médecine
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de Paris et publié par ordre du gouvernement^ est destiné à poursuivre dans tous les lieux les maux vénériens, à procurer aux indigens une guérison jusqu'à présent inespérée : et laisse entrevoir, dans la multiplication des secours^ Theureux moment où cette contagion dépopulatrice (ce sont les termes mêmes de Tauteur) ne portera plus que des coups faibles et faciles à parer. Peut-être que votre Grandeur, après s'être convaincue de ces avantages, jugera à propos de le multiplier par la voie de l'impression et de le faire répandre dans toute l'étendue de son département.
Cependant on ne parviendroit point au but qu'on se propose si on se bornoit à laisser à chaque particulier le soin de se traiter à l'aide de celte instruction. — Les remèdes qu'on y conseille sont sûrs, l'expérience des plus grands praticiens, après laquelle je n'ose citer la mienne, en a confirmé l'efficacité ; mais elle dépend absolument d'une juste application dont le vulgaire n'est pas capable: l'imprudence seroit ici suivie des plus grands dangers, rendroit suspecte une méthode très sûre et très commode lorsqu'on on use avec les précautions convenables et renouvelleroît les reproches mal fondés que certaines personnes intéressées lui ont déjà fait. D'ailleurs la maladie vénérienne est souvent si dangereuse et compliquée avec des tempéramens ou des dispositions qui demandent de si grands ménagemens que, malgré tous les soins qu'on pourra prendre pour éclairer le public, il aura toujours besoin d'être guidé par les lumières des gens de l'art, qui savent varier les remèdes relativement à toutes les circonstances où les malades peuvent se trouver.
II est vrai que chacun peut dans les cas douteux etdélicats consulter celui des médecins ou chirurgiens en qui il a confiance ; mais cette voie, qui a toujours été suivie par ceux qui sont en état de payer les avis qu'on leur donne, laisse subsister à l'égard du peuple les inconvéniens auxquels M. Gardane cherche à remédier par l'établissement d'un traitement populaire. Il parait donc nécessaire, pour y parvenir, de prendre dans les Provinces les mêmes mesures qu'il a prises lui-même à Paris ; c'est-à-dire de choisir dans chaque ville, au moins dans les principales, une personne de l'art digne de la confiance publique et qui, attentive aux vues de Y instituteur de ce traitement, donne gratuitement à
tous ceux qui sont mal partagés des biens de la fortune, et c'est le plus grand nombre, tous les avis et éclaircissements nécessaires sur leur état, les dirige dans le traitement, donne le choix et la dose des remèdes, et soit suffisamment autorisée à les leur faire délivrer au plus bas prix chez Tapoticaire.
Pardonnez, Monseigneur, en faveur du motif qui m'anime, rimperfection des vues que je prens la liberté de proposer à votre Grandeur, dans Tespérance qu^elle daignera les rectifier par la sagesse des siennes ; mais, quel que soit le parti qu'elle prenne sur les moyens de favoriser ce nouvel établissement, je la supplie de manifester ses intentions afin que le public en soit suffisamment instruit et que les gens de Tart puissent s'y conformer.
La petite vérole est un autre fléau du genre humain dont il seroit bien intéressant de prévenir les ravages ; mais ceci demande des détails où je n'ai garde d'entrer pour le moment. Je sais que quand on écrit aux personnes constituées en dignités, on doit être court et je m'aperçois que cette lettre n'est déjà que trop longue ; ainsi je les réserve pour une autre occasion, et lorsqu'il plaira à votre Grandeur de les lui adresser.
Je suis avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.
A Riom, le lo juillet 1778. Boieat, D' M.
Avis des Haitres-Ghirurgieus de Clermout.
Sous les auspices de Monseigneur de Ghazerat, intendant de la généralité et province d'Auvergne et pour seconder ses vues en faveur des pauvres malades.
Les Maîtres en chirurgie de la ville de Clermont-Ferrand ont l'honneur d'avertir MM. les Curés et autres personnes qui président aux Assemblées de Charité, soit dans cette ville, soit dans les bourgs et villages voisins,ou autres villes de celte province qu'ils se trouveront tous les lundys, mercredis et samedys de chaque semaine depuis une heure du relevé jusqu'à quatre heures du soir, à commencer le premier lundy sixième jour du mois prochain de l'année présente 1773. Dans la Chambre de leur école de Si-Côme si-
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tuée au*des80us des Gordeliers 8 pour y examiner suivant
leur usage ordinaire tous les pauvres malades qui voudront l
s'y rendre, et en particulier ceux qui seront attaqués de ma- ï
ladies vénériennes et d'autres secrètes, leur accorder gra- 5
tuitement tous les secours qu'ils pourront leur procurer, et • '']
en même tems leur distribuer les remèdes qui paraîtront ap- j
plicables à leurs maux, ces remèdes seront fournis par les "i
ordres de Monseigneur Flntendant ; les pauvres sont donc :j
invités à y venir avec confiance, on aura pour eux toutes "{
les attentions que peuvent inspirer et la charité pour des i
frères et le nom de pauvres de Jésus-Christ, dont ils sont ;l
honorés» et on n*oubIiera rien de tout ce qui pourra contri- i
huer à adoucir leurs peines, et à les soulager dans leurs :
malheurs. Quant à ceux à qui l'état de la maladie ne per- ^
mettra point de venir, s'ils envoyent quelque personne en i état de faire le raport de leur maladie, on les instruira de
la manière dont ils devront se conduire ; on pourra même :J
députer quelqu'un des maîtres de chirurgie pour aller les ^
visiter, si l'état de la maladie l'exige et que le trop grand i
éloignement du domicile du malade n*y soit point un obs- | tacle (i).
Les Maîtres-Chirurgiens donnaient aux malades des bons de médicaments, analogues à ceux que nous avons tous délivrés dans les hôpitaux de Paris, avec la différence qu*à cette époque ils étaient entièrement manuscrits: celui que nous rapportons ici comme exemple est écrit au dos d'une carte à jouer :
(( Monsieur Dulàque et priié de vous loir bien douer poor St-Come 6 once d'ongan mercurielle au présan porteur, .
FérollEj prévôt de sa Compagnie,
ïjj g janvier (2). » t
(i) Archives P.-de-D : C. iSgô.
(•i) Le confrère avait évidemment peu cultivé L'orthographe^
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^ous avons pu retrouver la noie [de Tapothicaire lac :
it des remèdes queDulac, apothicaire, afournis par ordre de Monseigneur l'Intendant aux pauvres du bureau de Charité de Saint-Côme, selon .es billets ci-joints de Messieurs les Chirurjiens.
. 26 mars, sept onces pomade double
le mercure 16 1.
: 9 may, onguent de la mère et basi-
icum de chacun une livre 4 1* icr s.
1 29 aoust, une drachme et dix grains
pierre infernale 3 7
L 7 mars, onguent de la mère deux
livres 4 10
silicum une livre 2 5
us mercure doux très sublimé deux
onces 4
i 3 novembre, basilicum et onguent
de la mère de chacun une livre 4 ïo
i 8 novembre, deux pots de looch pectoral pesant huit onces à 8 s.
l'once.. V 3 4
1 8 février, une médecine i 4
1 19 juin, onguent de la mère deux
livres 4 ïo
us basilicum une livre 2 5
lus thériaque fine une livre 12
lus pomade double de mercure huit
onces : 8
lus précipité rouge six drachmes. ... 3
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Plus trois pots 12
Du 25, ong'uent égyptiac six onces et un
pot I
Du 18 juillet, beaume d^Arceus une