‹ La médecine des passions, ou les passions considérées dans leurs rapports avec les maladies, les lois et la religion (volume 2)Chapitre 81 sur 96 · PROFESSION DES SUICIDÉS · texte numérisé non relu

PROFESSION DES SUICIDÉS

HOMMES

FEMMES

Report ....

Clercs, écrivains

Étudiants

Fonctionnaires et agents de la force publique ....

Instituteurs, professeurs

Militaires, gendarmes .

Avocats, médecins, et autres professions libérales. .

Propriétaires, rentiers vivant de leur revenu ....

Filles publiques

Mendiants , vagabonds

Sans profession .

Profession inconnue .

Totaux

Le nombre des suicides s’accroît chaque année ; il s’est élevé , en 1839, à 2,747 : c’est 161 de plus qu’en 1838, 304 de plus qu’en 1837, 407 de plus qu’en 1836. Le département de la Seine en compte seul 486 , du cinquième au sixième du nombre total; ensuite viennent les départements où se trouvent de grandes villes, et surtout ceux qui avoisinent Paris. 11 n’y en a pas un seul dans le Gers ; la Corse n’en compte qu’l , la Lozère 2 , l’Ariége 3.

698 femmes figurent parmi les suicidés : c’est un peu plus du quart du nombre total. Chaque époque de la vie, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, a payé son tribut à cette maladie : on compte

2 enfants de huit à neuf' ans ; 2 de onze ; 1 de douze ; 2 de treize ;

3 de quatorze; 9 de quinze; 147 individus âgés de seize à vingt et un ; 335 sexagénaires, 189 septuagénaires , 41 octogénaires.

On trouve parmi ies suicidés des gens de toutes les professions, de toutes les conditions sociales , depuis les plus humbles jusqu’aux plus élevées; les habitants des campagnes n’attentent pas moins à leurs jours c{ue les habitants des villes.

Les moyens, le plus fréquemment employés pour se donner la mort sont toujours la submersion , la strangulation : 958 individus se sont noyés, 816 se sont pendus ou étranglés, 189 se sont asphyxiés par le charbon; ce dernier genre de mort est surtout employé par les habitants de Paris, où 141 suicides ont eu lieu par ce moyen.

Les motifs présumés du suicide ont été très-multipliés , mais à peu près les mêmes que les années précédentes. La misère, les embarras de fortune , les chagrins domestiques, l’abrutissement produit par l’ivrognerie et l’inconduite, le désir de mettre un terme à des souffrances physiques, l’aliénation mentale, telles sont les causes le plus fréquemment signalées. (jVoir le tableau suivant.)

Le nombre des suicides a continué de varier suivant les saisons : ils ont été plus nombreux en été et au printemps qu’en automne, et surtout qu’en hiver.

DU SUICIDE

Motifs présumés des suicides.

MOTIFS PRESUMES

DES SUICIDES

Page 1