‹ La médecine du bon sensChapitre 9 sur 117 · Boutons de la face (acné, varus, mentagre · texte numérisé non relu

Boutons de la face (acné, varus, mentagre

Un grand nombre de personnes sont sujettes à certaines dermites circonscrites, saillantes, de peu d'étendue, ayant une forme demi-sphérique, et qui , en

DES PETITS MOYENS

général, ne tardent pas à être suivies de petits abcès; ceux-ci s'ouvrent et laissent après eux des surfaces rouges de plusieurs millimètres de diamètre. On a donné le nom d'acné, de varus, à cette très-désagréable affection, qui paraît avoir pour siège les follicules pileux ou graisseux de la peau du visage, du menton ou même d'autres parties du corps. Ce mal se reproduit avec une déplorable persistance, et Ton voit des gens en être atteints sur le front, la face, le menton surtout, et avec une telle confluence que les traits en sont déformés et que la peau est parsemée de ces boutons souvent recouverts de croûtes jaunâtres et dures. Il est trop vrai qu'ordinairement la plupart des médications échouent contre cette affection. Des moyens hygiéniques ont eu, chez plusieurs personnes qui m'ont consulté pour de semblables cas, une utilité marquée.

Souvent c'est sur les points où la barbe existe et où on la coupe avec le rasoir, après l'avoir ramollie par du savon, que les accidents dont il s'agit surviennent. Il y a lieu de croire que l'action alcaline de ce savon, que le tranchant mal affilé du rasoir, sont pour beaucoup dans la manifestation de ces tumeurs de la peau (dermocélites). Rien ne m'a été plus utile, dans des cas semblables, que de faire pratiquer, immédiatement après que la barbe vient d'être faite, des onctions sur la partie rasée , avec la graisse consistante, l'huile d'amande douce, ou même d'olive. On peut aussi employer, dans de tels cas., avec avantage, de la

poudre de lycopode ou de riz, avec laquelle on soupoudre la surface du tégument.

Se servir d'un rasoir bien affilé, que dirige une main légère et adroite, ou encore couper la barbe avec des ciseaux très-plats, Fuser avec la pierre judêenne; enfin laisser croître sa barbe et ne pas blesser la peau par l'application de corps qui l'altèrent; telles sont les précautions vulgaires qui réussissent souvent mieux ici que des médicaments dangereux et parfois vénéneux que les gens qui obéissent à la routine ou à des préventions décorées du nom d'empirisme ne manquent pas de recommander.

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