SCHABBATH
Fol. 129). — Après une saignée, il estimportant de se tenir chaud (de ne pas se refroidir) et de se fortifier par un e nourriture quelconque, surtout par la viande et le vin (1). Samuel recommande de se faire saigner (ou appliquer des ventouses scarifiées?) tous les trente jours, mais de le faire moins souvent quand on arrive à un âge avancé. Samuel recommande de pratiquer la saignée avant de manger, si ce n'est dans le cas où on la pratique pour se soulager d'une congestion. Il est bon de boire tout de suite après la saignée, mais d'attendre un peu avant de manger.
On indique certains jours de la semaine et de l'année dans lesquels il ne fallait pas saigner.
Le prophète Ezekiel indique certaines choses qu'on fait pour les nouveau-nés (Ezekiel XVI), comme l'action de couper le cordon, de laver l'enfant, de le soupoudrer de sel, de l'envelopper. Rab dit qu'il faut faire tout cela au nouveau-né.
Fol. 133). — La circoncision exige trois opérations : couper e prépuce (milah), en déchirer le reste (periah) de manière à bien découvrir le gland, et sucer le sang (mclzitzah), ensuite on met sur la plaie une pommadé et du cumin trituré; on emploie aussi un mélange de vin et d'huile pour la plaie; enfin on enveloppe le gland jusqu'à la couronne. Rab Papa dit : Si l'oumen (l'homme chargé des circoncisions) ne suce pas le sang, il expose l'enfant au danger de la mort, il faut donc le révoquer de ses fonctions. Abayé dit : La pommade sus-mentionnée doit être composée de neuf parties de graisse et d'une partie de cire.
Fol. 134). — Abayé dit : Si un nouveau-né est atteint d'une imperforation de l'anus, on frotte l'endroit avec de l'huile pour rendre la partie propre et luisante, afin qu'on puisse re-
neuse ou croup ? Le mot askharah paraît venir de sakhar, boucher et signifier l'asphyxie.
La mischnah parle de dents artificielles (fol. 64, verso,) et de jambes artificielles et d'autres appareils de locomotion faits pour les amputés ou les paralytiqnes (fol. 65 et 66). ■ (1) Il paraît que, d'après Raschi, il s'agit ici de ventouses scarrifiées, car Raschi parle ici de trous au puriel.