‹ La médecine du Thalmud; ou, Tous le passages concernant la médecine extraits des 21 traités du Thalmud de BabyloneChapitre 24 sur 26 · TRAITÉ BABA KAMA · texte numérisé non relu

TRAITÉ BABA KAMA

Fol. 23).— Rab Aha, fils de Jacob, dit qu'il y a divergence d'opinions sur le siège du venin du serpent. D'après un docteur il se trouverait entre les dents ; d'après les autres, le serpent le vomirait par un mouvement volontaire.

Fol. 35). — On peut conclure des paroles de rab Yvja, qu'on brûlait certaines morsures, pour les guérir (fol. 33, recto).

On raconte qu'un bœuf avait des douleurs dans la bouche, et que ces douleurs ont disparu après qu'il a bu du schehhar (du vin ou de la bière?).

Fol. 50). — D'après Rab, un bœuf ou un âne qui tombe dans un puits profond de 10 tephahim (un tephah a 4 travers de doigt), peut en mourir à cause de la chaleur du puits; mais s'il tombe par terre d'une hauteur de 10 tephahim, il n'en meurt pas (il faut alors une hauteur plus grande pour qu'il en meurt. Voir ma Législation civile, tome II, p. 214 et 215). Il paraît que, d'après Samuel, la hauteur de 10 tephahim suffit pour le tuer (v. ma Législation, ibidem).

Fol. 51). — Si la fosse est très large, il n'y a pas assez de chaleur pour tuer l'animal ; mais si on la rétrécit, l'animal qui y tombe peut y mourir par la chaleur. Rabbi Mané dit : Si la fosse est plus profonde que large, la chaleur peut tuer l'animal qui y tombe, mais non pas si elle est plus large que profonde. Samuel, fils deMartha, dit : Si le puits n'a que la profondeur de 8 tephahim, mais qu'il y ait 2 tephahim d'eau, la

chaleur peut tuer l'animal qui y tombe; car 2 tephahim d'eau donnent autant de chaleur que quatre sans eau (1).

Fol. 60). — On lit dans une beraïtha : S'il y a une peste dans la ville, il faut rester dans la maison et ne pas en sortir. Rabba fermait les fenêtres de sa maison (pour empêcher l'entrée de l'air empesté).

Fol. 80). — On lit dans une beraïtha : Un malade gémissait des douleurs qu'il ressentait dans la région du cœur. On consulta les médecins qui ont dit : Il n'y a qu'un moyen, c'est de boire du lait chaud tous les matins. On a donc amené une chèvre qu'on a attachée au lit du malade, qui la tétait tous les matins (-2).

Fol. 85). — On parle ici (fol. 85, recto) d'un cas où un homme a coupé la main à un individu, et on dit qu'il doit être condamné à payer, entre autres, pour la douleur qu'il a causé au bli ssé. Comment peut-on estimer la douleur en argent? Supposons un individu condamné parle gouvernement païen à avoir la main coupée avec un sabre; cet individu voudrait certainement donner une certaine somme pour qu'on lui enlève la main avec des remèdes pharmaceutiques (sam), c'està-dire qu'on lui coupe la main avec un sabre après lui avoir administré un anesthésique pour le rendre insensible a la douleur. C'est cette somme que l'accusé sera obligé de donner au blessé, auquel il a coupé la main sans l'avoir préalablement rendu insensible à la douleur (3).

(1) Il ya da n le texte : cha que tephah d'eau est comme deux sans eau, mais cette expression n'est pas exacte, puisqu'on exprime des doutes pour le cas d'un puits de 9 tephahim qui a un lepkah d'eau.

( w 2) On dit que ses collègues étaient mécontents do ce qu'il gardait chez lui une chèvre, qu'ils considéraient comme un animal nuisible, car ies chèvres causent des dommages aux voisins. C'est que notre malude laissait la chèvre libre pour toute la journée, et il ne l'attachait que le matin, quand il voulait avoir son lait. Sans cela ses collègues n'auraient aucun reproche à lui faire ; car un chien, qui était considéré comme plus nuisible encore que la chèvre, pouvait être gardé attaché par une chaîne (V. fui. 79, verso, et fol. 83, recto).

(3) Un connaissait donc des moyens anesthésiqnes.

D'après Rabbah, le pansement trop fort d'une plaie peut produire des tzemahim (éruptions ou abcès). D'après une beraïtha, un blessé ne doit prendre ni miel ni aucune nourriture douce, car la plaie pourrait se gangrener. Dans ce cas, dit la ghemara, on emploiera alun, cire et le tartre des tonneaux de vin (en d'autres termes on appliquera une pommade astringente).

Fol. 86). — D'après Rabbah la surdité (produite par des coups sur l'oreille, v. fol. 98, recto) est déterminée toujours par un épanchement sanguin qui se fait dans l'oreille.

On parle d'une préparation pharmaceutique, avec laquelle on pouvait oindre le cuir chevelu, pour faire tomber les cheveux de manière à ce qu'ils ne repoussent jamais.

Fol. 92). — Celui qui déjeune toujours de bonne heure, devient très fort. Il y a 83 maladies de la vésicule biliaire (probablement des variétés des vomissements biliaires ou autres, ou des nausées); on est à l'abri de toutes ces maladies, 1 si on mange de bonne heure du pain avec du sel et si on boit de l'eau dans ce repas.

Fol. 102). — On parle ici des vomitifs (aphiktosin), mais on ne dit pas dans quel cas on les ordonnait.

Fol. 115). — Certains liquides, comme l'eau, le vin, l'huile, etc., ne devaient pas être laissés dans un vase ouvert, car un serpent pourrait en boire et l'empoisonner par le venin qu'il y laisserait. On lit dans une beraïtha : Si l'eau a été laissée dans un vase ouvert (accessible aux serpents), il ne faut pas la verser dans une place publique(l),'ni dans la maison, ni la donner à boire à un animal. On lit dans une autre beraïtha : Si le vin passe d'un vase supérieur à travers un philtre dans un vase inférieur, il peut s'empoisonner par le venin d'un ser-

(1) Raschi dît que, si on la versait dans une place publique et si un individu passait dans cet endroit les pieds nus, le venin pourrait lui entrer dans le pied à travers une plaie qui s'y ferait par un objet piquant ou tranchant (tsror), et l'individu en mourrait. Raschi savait donc que le venin devrait être inoculé à travers une plaie.

pent (il ne faut donc pas en boire, si les vases sont restés ouverts). Rabbi Nehemie dit, que cela s'applique au cas où le vase inférieur est resté ouvert; mais, si lé vase inférieur était couvert, quoique le supérieur soit resté ouvert, on peut boire le vin du vase inférieur, car le venin du serpent (qui g pu boire du vase supérieur)ne peut pas passer à travers le philtre. Rabbi Josué, fils de Lévi, dit que si on remue les vases, le venin peut bien passer à travers le philtre.

TRAITE BABA METZÏA

Fol. 83). — On trouve ici (fol. 83, verso) qu'on a donné à un individu un remède anesthésique \sama deschintha, remède qui endormit) avant de lui ouvrir le ventre.

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