‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 33 sur 98 · Tib(erii) Jul(ii) Clari dialepid(os) ad aspr(itudinem · texte numérisé non relu

Tib(erii) Jul(ii) Clari dialepid(os) ad aspr(itudinem

Voici l’explication qu’en donne Rever : Le collyre diarhodon est le collyre à la rose employé par les Anciens pour remédier aux suites des inflammations; ce qui est indiqué par les initiales P IM, post impetum^. Galien, qui donne la formule de ce collyre, dit qu’il était communément composé de feuilles de rosier, de safran, d’opium, de myrrhe, de vin musqué et de blanc d’œuf.

Dialibanu adim est le collyre à l’encens employé contre les ophtalmies, pour remédier à l’inflammation.

Dialepid ad aspr ou dialepidos ad aspritudinem, collyre au lepida, contre l’induration des paupières. D’après Pline, le lepida était une

1. Mémoires de’l’ Académie de Caen, t. II; 1813, p. 192. — Tochon d’Annecy, n” 21, pl. III.

F. Rever : Appendice au Mémoire sur les ruines de Lillebonne, p. 73.

Abbé Cochet : Bulletin monumental, t. XXI, p. 289.

Grotefend : Philologus, t. XIII, p. 142, n® 25.

2. SiCHEL, dit ; Ad impetum ou ad impetum lippitudinis, pour combattre la première violence ou la première attaque de l’ophtalmie, et surtout avant qu’il soit survenu une sécrétion muqueuse. Post impetum, par conséquent, signifie un collyre utile après que la première violence de l’ophtalmie est passée et qu’elle est déjà sur son déclin ou accompagnée de sécrétion muqueuse. [Nouveau recueil, p. 29.)

batiture de cuivre tombant sous le marteau lorsque le métal était corroyé à chaud. On lui donnait le nom de lepida, dérivé du grec lepis, écaille. Un autre, plus estimé encore, était appelé fleur de cuivre. Il se détachait du métal ù la trempe, lorsqu’on plongeait dans de l’eau froide une masse de cuivre au sortir du feu.

Ce collyre (dialepidos) était d’un usage fréquent, d’après Héron de Villefosse et Thédenat, si l’on en juge par le nombre de pierres sur lesquelles il est mentionné. Comme l’indique le nom, il y entrait principalement des squames métalliques. Pour le D" Camuset^ il s’agissait de protoxyde de cuivre; mais c’est aller un peu loin, car Galien attribue les mêmes propriétés curatives aux squames de fer, d’acier et de cuivre, quoique avec une énergie différente.

Diamisaduc, collyre au misy, contre les vieilles cicatrices. « Le misy, dit Pline, se fait, au rapport de quelques-uns, par la calcination de la pierre dans les fosses ; il est produit ainsi une poudre

jaune qui a besoin (fêtre mêlée à la cendre du bois de pin Le

meilleur vient des ateliers de l’île de Chypre Il dissipe les

granulations invétérées des paupières. » Dioscorides dit encore : a Le misy de Chypre est inférieur à celui d’Egypte; ce dernier, cependant, est moins estimé que le premier dans la préparation des collyres pour les yeux. »

Cachet de Lillebonne^ (Musée du Louvre). — Cette pierre, qui est au Musée du Louvre (n° ED. 4,619), a 0 m. 834 de longueur, Om. 033 de largeur et Om. 009 d’épaisseur avec arêtes en biseau.

MARCHVLtFE LiCIANIDIAC V O II O

Marci Jul(ii) Feliciani diac

Sur l’un des plats on lit :

Cachet de Carbec-Grestain\ — Ce cachet, trouvé dans la com-

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