‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 4 sur 98 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

Comme le grain de la terre couvert .àprez qu’il a produit son germe verd A la moisson sa grainne renouvelle L’omosne aîsi d’un cœur humble et fidelle Faict que pour luj' Paradis est ouvert.

L’abit donné au paoure descouvert Est du chrestien fidelle recouvert Multiplié en la saison nouvelle J Comme le grain.

Et l’omosnier qui la faim n’hà souffert .Ains de son pain à l’indigent ofl'ert Recueillera fruict de vie immortelle.

Voilà comment en la gloire éternelle Au bien-vivant la saincle omosne sert Comme le grain.

Anthoine LORIN.

F" Ixxxiij.

Le Trésor immortel’, tiré de l’Ecriture sainte par Jacques Sireulde. Publié, avec une introduction, par Ch. de Beaurepaire.

« II faut de l’indulgence, dit M. de Beaurepaire, pour prendre un sérieux intérêt à ces productions froides et prétentieuses, souvent d’une subtilité qui déroute ja plus scrupuleuse attention. »

Certes, nos concitoyens font pâle figure à côté de leurs contemporains de la Pléiade, et nous aurions peine à retrouver chez eux cette sève poétique qui bouillonnait,

Comme on voit en septembre aux tonneaux angevins Bouillir en écumant la jeunesse des vins.

Le Puy des pauvres fut de courte durée. Les luttes politiques et religieuses allaient bientôt retenir toute l’attention. Nous devions rappeler cet élan généreux pour le soulagement de la misère. Ne répond-il pas exactement à la pensée qui inspire, de nos jours encore, l’oi-ganisation des Fêtes de charité ?

hlü novi sub sole.

A. HALIPRÉ.

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