NON SPÉCIFIQUES SPÉCIFIQUES
f humaine.
^ , , ' . \ bovine.
B. acido-résistants (acidophiles, para- B. de la tuberculose. / ^j^-j^jj-g^
tubcrculibacilles). f pisciaire.
B. de la lèpre.
B. anaérobies des suppurations et des gangrènes.
B. du tétanos.
B. botulinus, Leptothrix buccalis.
Spirohactéries.
Vibrio Milleri.
— sputigenum.
— Finklcri. V. coma (V. du choléra). Spirille de la bouche.
Spirillum nigrum.
Les champignons pathogènes. — Pendant longtemps l'attention des savants fut accaparée par l'étude des bactéries et l'on négligea la recherche des champignons pathogènes. Les travaux de ces dernières années nous ont fait voir que les végétaux inférieurs jouent en pathologie un rôle considérable. Certains se comportent comme des parasites, donnant naissance à des lésions plus ou moins rebelles, mais restant localisés en un point de l'organisme et ne suscitant pas de réactions générales. Ils se développent sur le tégument, envahissant parfois les annexes de la peau, les poils et les ongles; ou bien ils vont se localiser dans le conduit auditif externe, plus rarement dans les voies lacrymales, parfois sur les muqueuses communiquant avec l'extérieur et spécialement sur la muqueuse buccale. D'autres champignons se rapprochent des agents infectieux : ils produisent des suppurations, des ulcérations, ou bien provoquent le développement de lésions cutanées ou viscérales ayant tantôt l'apparence de lésions tuberculeuses, tantôt l'aspect d'un néoplasme et, plus spécialement, d'un sarcome.
Ce qui rend difficiles les classifications médicales, c'est qu'il n'y a pas de rapport constant entre les caractères botaniques des parasites et les lésions qu'ils suscitent. Certains
champignons qui, le plus souvent, vivent à l'état de simples épiphytes envahissent parfois l'économie, ainsi se comporte le champignon du muguet, Endojuyces aîhicans^ qui le plus souvent végète simplement sur la muqueuse buccale produisant un dépôt blanchâtre d'apparence crémeuse, mais a été capable dans quelques cas fort rares, de passer dans le sang et, en se localisant dans les organes, d'y susciter le développement de lésions nodulaires. Il est d'ailleurs facile, chez les animaux, de reproduire ces pseudo-tuberculoses. Leur étude a permis de pousser fort loin l'analyse des troubles provoqués par les champignons; elle a fait reconnaître que ces végétaux attaquent l'économie par des procédés analogues à ceux que mettent en jeu les bactéries et que l'organisme leur oppose des réactions semblables.
Dans l'impossibilité de donner actuellement une classification médicale des champignons pathogènes, nous nous sommes contenté d'indiquer, d'après la nomenclature botanique, quelles sont les espèces les plus intéressantes.