De temp., ni, 1, t. I, p
2. Voir plus loin, p. 79 et suiv., son interprétation de la définition de l’âme par Aristote.
•3. Par exemple, dans les Anal, prior., i, 29, .Aristote déclare gu on ne peut conclure que dans les trois formes admises par lui.
Dü GALIEN
auteurs ont regardé comme une imperfection de la logique d’Aristote l’absence de cette forme desyllogisme ; d'autres, et en particulier Ritter, ont tâché de le défendre contre cette accusation. Quoi qu'il en soit, lors même qu’ Aristote eût mentionné cette quatrième espèce, il n’en eût pas tenu grand compte, car à l'aide de cette forme on ne peut conclure que du particulier au général; or, pour lui le syllogisme était précisément le raisonnement qui fait conclure du général au particulier : c’est ce qui constitue la déduction; V induction, au contraire, est le raisonnement qui fait conclure du particulier au général ; d’où il résulte que cette quatrième espèce de syllogisme n’est syllogisme que par la forme.
Grâce à la découverte de Mynas, signalée plus haut, nous savons maintenant que Galien mentionne véritablement cette quatrième espèce de syllogisme dans V Introduction Dialectique'^ . Cependant, comme Galien n’en parle que très-brièvement et pour ainsi dire en passant, il semble qu’il n’y attachait pas lui-même une grande importance ; il ne la présente pas non plus comme une découverte qui lui fût personnelle, et dont aucun de ses prédécesseurs n’avait parlé. C’est donc peut-être à tort que les Arabes lui ont attribué cette découverte; du moins Mynas nous cite, dans sa préface (p. o6), un passage d’un commentateur grec