‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 25 sur 118 · Soph. elench., i · texte numérisé non relu

Soph. elench., i

3. Insopk. elench., i p. 298'*, t. IV, éd. de Berlin. — On doute de l’authentieilé de ce commentaire; mais ce doule n’infirme en rien notre eonclusion, puisque l’auteur serait en tous cas postérieur à Galien.

DE GALIEX

OPIMOXS DE GALIEX SUR LA AATURE.

La doctrine de Galien sur la nature est assez confuse : ici il en fait une force, et là un être ; tantôt il entend ce mot dans le sens universel, tantôt dans le sens particulier; aussi est-il très-difficile, pour ne pas dire impossible, de tirer quelques notions générales des diverses définitions que nous trouvons dans ses nombreux ouvrages, où les opinions de ses devanciers sont presque toujours placées à côté de celles qui lui sont propres.

Ainsi Galien admet, dans plusieurs passages, la définition que l’on retrouve le plus souvent dans les écrits hippocratiques, c’est-à-dire que la nature est la substance universelle formée par le mélange des quatre éléments, quelquefois des quatre humeurs L Ailleurs^, on lit : cc La nature est la substance première qui forme la base de tous les corps nés et périssables, » ou bien encore « la nature est une force, une faculté mise en nous, qui gouverne le corps avec ou sans notre volonté » Dans le livre Sur le tremblement^ les palpi-

1. Cf. parlicul. : De temp., ni, 4; t. I, p. 675; Com. in Aph.. ni, 34, t. XVIl»», p. 529 ; Com. ii, in lib, de nat. hom-., § 31, t. XV, p. b'QtX passim.

2. Com. lu in lib. De hum., § 17, t. XVI, p. 423 ; Com. i, in lib. De nai. hom., proœm., t. XV, p. 1-5. Voyez aussi Com. in Aph,, ïii, 34, t. XVIlb, p. 532.

3. De sympt. cousis, ii, 1 inilio, t. YII, p. 148; Com, t, in Epîd. TI, § 1 , inilio, t. XVIP, p. 223 ; il dit, dans ce passage, qu’il est inutile de s’enquérir de l’essence de la nature ou de l’âme. Voy. aussi De crisibus, ni. 5, 8, t. IX, p. 724 et 735.

tâtions, etc., il est dit en parlant de la chaleur innée : a la nature et lame ne sont rien que cela, de sorte que vous ne vous tromperez pas en les regardant comme une substance qui se meut elle -même et se meut toujours ‘ . » Sans nous arrêter à la singulière synonymie que Galien établit ici entre dmeet nature, il est évident qu'il se rapproche dans cet endroit de la définition d’Aristote, suivant qui ce la nature est un principe ou une cause première de mouvement ou de repos, qui existe par elle-même et non par accident dans l’objet où elle existe »

Mais ce n’est pas tout encore ; dans le livre Sur les forces naturelles en parlant de la formation du fœtus, Galien reproche à Érasistrate son inconséquence et expose comment toutes les parties du fœtus se forment du sang que fournit le corps de la mère ; puis il ajoute : « Je demanderais volontiers à Érasistrate de m’apprendre qui a changé le sang, qui l’a figé, qui lui a donné une autre forme ; il répondrait certainement : ou la nature ou la semence (il dirait la même chose dans les deux cas) ; car ce qui était auparavant la semence devient la nature quand elle commence à faire croître et à former l'animal. » — « Personne, dit-il dans un autre endroit S n’est assez stupide pour ne pas comprendre qu’il existe une cause de la formation du fœtus ; nous la nommons

1. Cap. 6, t. vil, p. 616. Voyez aussi Com. in Âpk., i, fa, t. XMP, p. 41a sqq. Consultez «ncore l’opuscule De marasmo, cap. 3, t. Vil, p. 67a.

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