Cf. De cœlo, i, 4; DeGener. anim
2. Voyez surtout Âdm. amt., iv, 6, t. Il, p. 448; De iisti ^art.. IX, 16, t. 111, p. 748, et dans ma traduction, 1. 1, p. 601 et suiv.
avoir reconnu que ce but devait nécessairement être quelque chose d’iramatéi iel.
Pour expliquer les phénomènes de la nalureanimale, il se croit obligé d’adopter quatre forces de la matière vivante, les forces attractive, rétentive, altératrice et expulsive S'agit-il ensuite de déterminer la nature de ces forces, il est dans une très-grande perplexité; d’un côté, il craint de les attribuer au mélange des éléments, jugeant sans doute qu'il ferait un cercle vicieux en raisonnant ainsi ; d’un autre, il ne peut se figurer qu’elles soient immatérielles. En résumé, Galien n’ose se prononcer, et déclare qu’il lui est impossible d’arriver sur ce point à une démonstration évidente; résolu à rester neutre entre les deux solutions contraires, entre le spiritualisme et le matérialisme, il se console de celte incertitude par la réflexion peu philosophique que la connaissance de ces choses n’est pas absolument nécessaire pour l’acquisition de la santé ou des vertus morales
De même, pour certains médicaments, Galien croyait qu’ils agissent, non par les cléments qui les composent, mais par leur nature entière Il promet d’écrire un traité sur ces médicaments Dans cette catégorie se rangent encore les qualités premières, qui, en s’ajou-