‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 35 sur 118 · De dogm. Hipp. et Plat., ix, 7, t. Y, p · texte numérisé non relu

De dogm. Hipp. et Plat., ix, 7, t. Y, p

est distraite par aucune autre ‘ : selon les sectateurs de Clirysippe, la perception compréhensive {■Aor.oLlrtr.v.yJ'i) ; selon le vulgaire, la sensation et la perception évidente. Il semble que ces expressions, continue Galien, diffèrent entre elles ; cependant, si on y regarde de plus près, elles signifient absolument la même chose. »

Galien connaissait-il assez peu l’ancienne philosophie pour ne pas savoir que l’expression des nouveaux académiciens était le fruit d’un système d’après lequel les sens ne pouvaient Jamais nous fournir une science certaine, mais seulement un degré plus ou moins grand de probabilité ; qu’au contraire, celle de Chrysippe et des stoïciens procédait d’un système qui regardait les sens comme le seul moyen capable de nous conduire à des connaissances certaines; que par conséquent ces deux expressions étaient, par leur essence, éminemment différentes, et pour ainsi dire opposées? Gela nous paraît peu probable; nous croyons plutôt que Galien, méprisant à tort ces différences, les estimait des puérilités oiseuses qui ne contribuaient en rien à élargir le domaine de la pensée humaine.

Lui-même semble pencher vers l’opinion stoïcienne; car, dans le premier livre Sur les éléments d’après Hippocrate"^ ^ on lit : cc En vérité, s’il n’y a point de plaisir ni de douleur, ni même de sensation dans les éléments impassibles, il n’y aura pas de mémoire non plus, ni de réminiscence ni de perception; car la sensation est la racine et, pour ainsi dire, la source de ces

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