P. 300. Voyez aussi p
2. C’est à grand’peine aussi qu’en 1695 Fagon obtient que sa majesté ne mange plus de pain salé fait avee du lait et de la le^^I^e de bière.
ET SES MÉDECINS. 227
marcher * 1 » Autre menu non moins fortifiant au dire des courtisans, non moins épuisant au dire de Fagon :
« beaucoup de viandes et de potages, variété de différentes choses qu’on y mêle , salades de concombres, de laitues, de petites herbes, lesquelles toutes ensemble sont assaisonnées de poivre et très-fort vinaigre en quantité, et beaucoup de fromage par-dessus, le tout entassé presque sans pain et sans presque être mâché »
Si les repas du roi se distinguent par la quantité, ils ne brillent pas par l’élégance, et l’on ne pourra pas dire de Louis XIV comme on l’avait dit de Joyeuse, qu’il mangeait sa fortune avec magnificence. Il n’y a pas lieu de s’étonner, après cela, qu’à l’ouverture du corps de S. M. « son estomac surtout étonna, et les boyaux, par leur volume et leur étendue au double de l’ordinaire. » (Saint-Simon).
Le roi s^expose au froid, au vent, à la neige avec autant d’indocilité qu’il s’expose aux indigestions : le Journal de Fagon est rempli de plaintes à cet égard : à Marly, il se promène en galoches pendant quatre ou cinq heures par une pluie très-froide. « Le froid est grand et le temps chargé de neige hors de saison, dit ailleurs Fagon, et le roi s’y expose tous les jours, même le soir, avec peu de mouvements. » Une autre fois « il • s’est morfondu à Trianon » ; il court le cerf pendant les jours de pluie et de vent glacial; il se tient longtemps dans deslieux enduits récemment déplâtré; «il va tirer, s’échauffe, ne se couvre pas au plus tôt de son surtout quand il cesse d’agir, et il se sent morfondre